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lundi, mars 31, 2003

La radio swazie invente le faux envoy� sp�cial en Irak
[2003-03-31 - 17:19]

MBABANE, Swaziland - La population swazie �tait suspendue depuis une dizaine de jours aux correspondances haletantes de l'envoy� sp�cial en Irak de la radio nationale de ce petit pays d'Afrique australe, jusqu'� ce qu'on d�couvre qu'il �tait... au placard. Le "correspondant" de guerre swazi, Phesheya Dube, "bidonnait" ses interventions "en direct du th��tre d'op�ration" � partir d'un placard � balais dans l'immeuble de l'assembl�e nationale de Mbaban�, la capitale. Le pr�sentateur de l'�mission, Moses Matsebula, qui s'�tait souvent inqui�t� pour la s�curit� de son "correspondant", lui conseillant de "trouver un abri" pour �chapper aux missiles, s'est mur� dans le mutisme, renvoyant les curieux au ministre de l'Information. Celui-ci, Mntomzima Dlamin, a promis une enqu�te.


Des mites s�ment la panique dans les ruches en Allemagne
[2003-03-31 - 14:04]

BERLIN, Allemagne - Des mites d�ciment les colonies d'abeilles en Allemagne au point de mettre en p�ril la production nationale de miel. Cette offensive, selon le journal Welt am Sonntag, a d�j� extermin� 40% du million d'essaims recens�s outre-Rhin et la production de miel en Allemagne devrait chuter de 25.000 tonnes � 15.000 tonnes cette ann�e. Certains craignent m�me qu'il n'y ait plus assez d'abeilles pour polliniser les arbres fruitiers. Une �tude est en cours parmi les apiculteurs allemands mais aussi autrichiens, suisses et luxembourgeois pour tenter d'appr�hender l'ampleur du ph�nom�ne.


Un Egyptien op�r� d'une tumeur pesant 23 kg
[2003-03-30 - 15:39]

LE CAIRE, Egypte - Des m�decins de Damiette, localit� �gyptienne du delta du Nil, ont annonc� dimanche avoir �t� � l'un de leurs patients une tumeur � l'estomac pesant pas moins de 23 kg. Mamdouh Eissa, un fonctionnaire de 51 ans, souffrait depuis plusieurs ann�es d'un large renflement de l'estomac provoquant des douleurs aigu�s. "Il ressemblait � une femme arriv�e au terme de la grossesse de jumeaux", a expliqu� � Reuters Osama al-Malt, le directeur de la clinique de Damiette qui a dirig� l'�quipe chirurgicale. La tumeur, a-t-il pr�cis�, faisait 35 � 40 centim�tres de long pour 25 cm de large, ce qu'il n'avait encore jamais vu chez un sujet masculin. Il a soulign� qu'il ne savait pas encore si la tumeur �tait ou non canc�reuse.


Un Britannique r�sidant en France, Eric Bush, change de nom pour protester contre la guerre en Irak
[28/03/2003 - 22:47]

MONTPELLIER, France - Eric Bush, un retrait� britannique de 72 ans habitant Jonqui�res dans l'H�rault, a chang� de patronyme pour dire non � la guerre en Irak, a-t-on appris vendredi aupr�s de ce ressortissant de Grande Bretagne. M. Bush, qui avait �honte de son nom�, s'appelle d�sormais Eric Langley-Buisson, Buisson �tant la traduction en fran�ais de Bush. �C'est clair que mon �pouse et moi sommes contre cette guerre ill�gale, Bush a sali notre nom�, a-t-il d�clar� � l'Associated Press. Ce chercheur en semi-conducteurs anglais qui est arriv� en France en 1986 apr�s �tre parti en pr�-retraite de la soci�t� ITT (International Telephone Telegraph) a entrepris les d�marches pour changer de patronyme juste apr�s le d�clenchement des hostilit�s en Irak, le 20 mars. Le consulat britannique � Marseille, interrog�, s'est refus� � fournir des pr�cisions sur ce dossier, expliquant qu'il s'agit d'une affaire priv�e. Une porte-parole ayant requis l'anonymat s'est content�e de pr�ciser qu'il est �tr�s facile� de changer de nom en Grande-Bretagne. �Il suffit de faire une d�claration aupr�s d'un avocat. Ensuite vous pouvez changer votre nom sur votre passeport mais sur votre acte de naissance, celui-ci reste invariable�, a-t-elle ajout�. Me Christian Dodd, avocat anglais de la cit� phoc�enne, a confirm� � l'AP avoir indiqu� � Eric Bush une proc�dure rapide, via le site Internet du minist�re britannique de l'int�rieur. �Il a fait ce que je lui ai conseill� de faire�, pr�cise-t-il. Eric Buisson affirme avoir re�u un formulaire de l'organisme britannique fournissant les documents officiels n�cessaires (UK Deed Poll Service) et l'avoir sign� ce vendredi apr�s-midi en pr�sence d'un t�moin. �C'est fait�, a-t-il dit. Le consulat n'a pas confirm� ce point, citant �galement le respect de la vie priv�e. N� � Londres, Eric Buisson, mari� � une artiste peintre franco-canadienne qui va elle aussi changer de patronyme, pr�cise que son p�re fut objecteur de conscience pendant la guerre 14-18. Mais Eric Buisson assure qu'il a fait son service militaire en 1949 et qu'il n'est pas un pacifiste. �J'�tais pour la premi�re guerre du Golfe� en 1991 �car elle �tait approuv�e par l'ONU, cette fois Bush est un hors-la-loi� conclut-il.


Un maire de l'Iowa veut l�gif�rer contre les mensonges
[2003-03-29 - 16:15]

DES MOINES, Etats-Unis - L'adjoint au maire d'un minuscule village de 40 habitants de l'Iowa, un Etat du centre des Etats-Unis, envisage de soumettre une loi contre le ...mensonge. Jo Hamlet, qui assure l'int�rim du maire de Mount Sterling en son absence, esp�re ainsi mettre fin � une tradition selon lui trop r�pandue parmi ses administr�s, � savoir l'exag�ration. "Les gens qui tirent sur des oies de huit kilos, qui attrapent des perches de cinq kilos ou des dindons de quinze... J'ai pens� qu'il fallait un peu discipliner cette ville", a expliqu� Hamlet, qui pr�voit de proc�der � un sondage informel de ses administr�s avant de pr�senter sa proposition au conseil municipal. "On a l'impression que les histoires de chasse et de p�che comptent pour du beurre" mais certains ragots peuvent �tre assimil�s � des mensonges, a-t-il ajout�. L'adjoint au maire n'a pas encore d�cid� des peines que pourraient encourir les menteurs.


samedi, mars 29, 2003

Ecrou� pour 325 faux appels au secours en moins d'un mois
[2003-03-28 - 11:18]

MARSEILLE, France - Un homme de 27 ans, auteur pr�sum� de 325 faux appels au secours pass�s aux pompiers et � la police en moins d'un mois, a �t� �crou� pour "diffusion de fausses nouvelles", a-t-on appris de source judiciaire � Marseille. Le plaisantin a t�l�phon� � 325 reprises entre le 27 f�vrier et le 24 mars, avec un record de 49 faux appels en une seule soir�e. Trahi par son portable, il a expliqu� aux enqu�teurs avoir voulu "se distraire". D�f�r� en comparution imm�diate, il sera jug� le 25 avril. Il a �t� plac� sous mandat de d�p�t � la maison d'arr�t des Baumettes. Son t�l�phone portable a bien �videmment �t� confisqu�.


Cyclisme: des �l�ves restaurent des pav�s de Paris-Roubaix
[2003-03-29 13:41]

CYSOING, France - A deux semaines de la classique cycliste Paris-Roubaix, les �l�ves d'une �cole horticole termineront lundi, en pr�sence de Gilbert Duclos-Lassalle et de Jean-Marie Leblanc, la restauration d'un secteur pav� de 1,4 km. Les 280 �l�ves de BEP, CAP et bac professionnel du lyc�e horticole de Lomme, dans la banlieue lilloise, ont mis en pratique la technique du pavage enseign�e dans leur �tablissement au service du patrimoine. Ils ont manipul� durant deux semaines 60 tonnes de pav�s pour refaire compl�tement un tron�on � Cysoing (Nord). "Sur ce secteur cinq, les pav�s �taient tr�s ab�m�s. On a refait des parties de chauss�es et des nids de poule. A l'image des terrils, la sauvegarde des pav�s, c'est notre carte d'identit�", t�moigne Bernard Caron, le directeur du centre de formation horticole de Lomme. "Les �l�ves ont travaill� dur - chaque pav� p�se 10 � 15 kilos - et avec le go�t du travail bien fait. Cette action s'inscrit dans nos missions fix�es par le minist�re de l'Agriculture: l'animation rurale et le d�veloppement agricole", ajoute-t-il. Gilbert Duclos-Lassalle, double vainqueur de Paris-Roubaix, et Jean-Marie Leblanc, directeur du Tour de France, seront lundi � Cysoing pour donner le dernier "coup de main" � cette restauration et remercier les jeunes.


Les barbecues contribueraient � la pollution sur Houston
[18/03/2003 - 11:09:59]

HOUSTON, Etats-Unis - Houston, qui passe pour �tre la capitale du barbecue, serait victime de la passion de ses habitants pour les grillades en plein air, selon des scientifiques locaux. Leur �tude tend � d�montrer que les infimes particules de r�sidus de graisses insatur�es provenant de ces barbecues contribuent � la d�gradation de la qualit� de l'air au-dessus de la capitale du Texas. Celle-ci compte, par moments, parmi les agglom�rations les plus pollu�es des Etats-Unis. Matthew Fraser, un professeur-adjoint en g�nie civil et environnemental � l'universit� locale de Rice, qui a dirig� les travaux, explique que huit sources diff�rentes d'�l�ments organiques pr�sents dans l'atmosph�re, comme par exemple les particules issues de la combustion de l'essence, ont �t� analys�es. "La viande est une source non n�gligeable de microparticules dans l'atmosph�re au-dessus de l'agglom�ration de Houston", dit-il. Il pr�cise toutefois qu'elles repr�sentent moins de 10% du total des polluants atmosph�riques. Mais il souligne que les particules comme celles produites par la viande grill�e posent un probl�me de sant� parce qu'elles p�n�trent profond�ment dans les poumons et sont � l'origine de probl�mes respiratoires et cardiaques. L'�tude, men�e � partir d'observations r�alis�es sur un an entre 1997 et 1998, doit faire l'objet le mois prochain d'une publication dans une revue scientifique. "Je pense qu'un grand nombre de villes am�ricaines doivent conna�tre le m�me probl�me", dit Fraser. "Houston a la r�putation d'�tre la capitale du barbecue au Texas. Il est tout-�-fait possible que le probl�me des microparticules provenant de la viande grill�e soient plus importants ici que dans d'autres villes."


vendredi, mars 28, 2003

Le coin du jardinier: l'ab�c�daire du jardin
[28/03/2003 - 14:02]

PARIS, France- Il y a les mots pour dire, les mots pour faire et ceux pour d�crire. Les mots du jardin sont nombreux et anciens. Troisi�me �tape dans les all�es des mots du jardin, du jardinier et du jardinage.

-Cormus: autre nom du bulbe.
-Croc: sorte de fourche � dents recourb�es pour briser les mottes.
-Cultiver: le jardinier cultive son potager ou son esprit, c'est selon.
-D�foncer: action de retourner la terre sur une grande profondeur avant d'entreprendre une culture.
-Division: proc�d� de reproduction de certaines vivaces en s�parant leur pied en plusieurs morceaux qui doivent comporter des racines.
-Doryphore: nuisible chrysom�le (insecte col�opt�re) dont les d�g�ts au potager sont redoutables.
-Drageon: jeune pousse au pied d'un arbre sortant du sol. Il y a rarement des drageons au bapt�me.
-Drainer: pas avec n'importe qui. Consiste � ass�cher un sol trop humide.
-Eau: la vie du jardin. Pas d'eau, pas de plantes. Trop d'eau nuit toutefois � la sant�... des plantes.
-Eborgner: action de couper un bourgeon, appel� aussi oeil.
-Echalas: ou grand d�pendeur d'andouille. Au jardin, grand tuteur pour arbuste.
-Eclore: ce que font les boutons de fleurs, au grand bonheur du jardinier.
-Effeuiller: enlever les feuilles d'un arbre. Une effeuilleuse n'est pas une sp�cialiste de cette pratique.
-Elaguer: couper les branches mortes ou inutiles d'un arbre. Elagueuse ne se dit jamais � une femme.
-Emousser: action qui consiste � enlever la mousse des arbres. Se dit �galement du d�sir.
-Engrais: enrichit la terre. Peut �tre naturel, comme le fumier, ou chimique comme l'engrais azot� ou phosphat�.
-Enter: synomyme de greffer. Fait la joie du cruciverbiste.
-Epandre: surtout du fumier ou de l'engrais sur la terre.
-Epouvantail: ne fait plus peur aux enfants ni aux oiseaux.
-Epuis�e: souvent la terre l'est lorsqu'on y a beaucoup puis�.
-Essence: mot qui d�signe les diff�rentes vari�t�s d'arbres.
-Etamine: toujours souriante pour l'organe m�le d'une fleur.
-Exotique: jardin o� l'on cultive sa diff�rence.
-F1: plante hybride de premi�re g�n�ration qui pousse tr�s vite.
-Faux: outil � lame arqu�e et long manche en bois servant � couper les hautes herbes.
-Feuille: habit d'Adam et Eve.
-Fl�che: se dit de la plus haute branche verticale d'un arbre.
-Fleur: tr�s nombreuses: fleur de jardin, de rh�torique, d'une jeune fille...
-Fongicide: produit pour combattre les champignons.
-Forcer: consiste � acc�l�rer la croissance d'une plante. Forcer une plante est conseill�. Forcer une belle plante ne l'est pas.
-Fourche: instrument � manche en bois muni de deux ou plusieurs dents en m�tal ou en bois dont les utilisations sont multiples.

Interrogations sur SDR, le robot humano�de de Sony
[2003-03-27 - 19:06]

TOKYO, Japon - Sony a proc�d� jeudi � une nouvelle pr�sentation de son petit robot humano�de, baptis� SDR, que tout le monde s'accorde � trouver mignon mais qui tarde � trouver preneur. Quand le premier fabricant mondial d'�lectronique a pr�sent�, il y a un an, la derni�re version de SDR, capable de danser et chanter et d'entretenir une conversation simple, ses concepteurs esp�raient le commercialiser avant la fin de l'ann�e, au prix d'une voiture de luxe. Ils s'�taient vraisemblablement un peu trop avanc�s. Sony cherche toujours � savoir ce que le march� voudrait pouvoir faire avec un robot humano�de de soixante centim�tres et sept kilos, et surtout, combien les consommateurs seraient pr�ts � le payer. "Nous n'abandonnerons jamais notre id�e de commercialiser (SDR)", a expliqu� jeudi Masahiro Fujita, chef du laboratoire "Intelligent Dynamics" de Sony. Restant tr�s vague sur une �ventuelle date de lancement, Fujita a esp�r� que le robot serait commercialis� dans les quelques ann�es � venir. La nouvelle version de SDR a �t� �quip�e d'un micro-processeur suppl�mentaire pour am�liorer ses fonctions verbales et de capteurs sp�ciaux qui �vitent qu'il pince un humain quand il bouge ses jambes ou ses bras. Ses capacit�s de localisation et de d�placement l'emp�chent d�sormais de buter sur des obstacles et d�clenchent l'ouverture de ses bras quand il s'appr�te � tomber. Pour l'instant, SDR ne parle que japonais mais les ing�nieurs de Sony travaillent sur une technologie de reconnaissance et de synth�se vocale en anglais et dans d'autres langues, a expliqu� Fujita. L'approche adopt�e par Sony sur le projet SDR, charg� d'amuser ses propri�taires, contraste avec celle de Honda Motor, dont le robot Asimo est vou� � devenir un "assistant".


La Slov�nie plac�e par erreur dans la coalition pro-am�ricaine
[2003-03-27 - 19:07]

LJUBLJANA, Slov�nie - Les Etats-Unis ont par erreur plac� la Slov�nie dans la liste des pays soutenant leur intervention militaire en Irak et ont m�me �t� jusqu'� lui attribuer une aide financi�re � ce titre. Au lendemain d'une manifestation de centaines de Slov�nes pour protester contre l'inclusion de leur pays dans le budget de guerre am�ricain d�voil� mardi, le Premier ministre slov�ne Anton Rop a reconnu que les Etats-Unis avaient gaff�. "Quand nous avons demand� des explications, le D�partement d'Etat a r�pondu que nous avions �t� cit�s dans le document par erreur car nous ne faisons pas partie de la coalition contre l'Irak", a-t-il d�clar� jeudi. Le budget de guerre am�ricain de 75 milliards de dollars, qui doit �tre approuv� par le Congr�s, pr�voit des aides financi�res aux Etats soutenant l'intervention militaire am�ricaine en Irak. La Slov�nie devait recevoir 4,5 millions de dollars.


jeudi, mars 27, 2003

La Grande-Bretagne annonce des mesures contre le spam
[2003-03-27 - 18:16]

LONDRES, Grande-Bretagne - La Grande-Bretagne a pr�sent� jeudi des propositions pour lutter contre les messages �lectroniques non sollicit�s, aussi connus sous le nom de spams, et pour renforcer le respect des donn�es priv�es des internautes. Le D�partement du Commerce et de l'Industrie (DTI) a d�clar� que les spams repr�sentaient 40% du trafic e-mail mondial et �taient un probl�me de plus en plus pr�occupant en Grande-Bretagne et dans le reste du monde. "Le spam est devenu une des mal�dictions d'internet", a d�clar� Stephen Timms, responsable du commerce �lectronique au DTI. Le DTI a pr�cis� que ses propositions pr�voyaient d'exiger des entreprises qu'elles obtiennent une autorisation pr�alable avant d'envoyer des messages publicitaires non sollicit�s. Les "cookies" - ces fichiers-texte g�n�r�s par certaines pages web et permettant � un site de "reconna�tre" un internaute ayant d�j� visit� ces pages - devront �tre clairement signal�s afin de pouvoir �tre refus�s par les utilisateurs s'ils le souhaitent. Les propositions du d�partement britannique pr�voient aussi de renforcer les possibilit�s des internautes de refuser de figurer dans les fichiers d'abonn�s. "Le but de ces mesures est de redonner le contr�le au client. Il est vital que les gens se sentent en s�curit� et en confiance quand ils utilisent ces technologies", a d�clar� Timms.


Des blogues de soldats � l'avant-garde de l'info
[2003-03-26 - 20:52]

LONDRES, Grande-Bretagne - Les blogues, ces sites web faciles � cr�er, m�lant informations et points de vue personnels, sont � l'avant-garde de la couverture m�diatique depuis le d�but de la guerre en Irak la semaine derni�re. Au d�part r�serv�s aux seuls initi�s - fous d'informatique ou journalistes technologiques-, les blogues (de l'anglais blog, contraction de Web log) ou jouebs (pour "journal sur le web") se sont maintenant banalis�s et m�me les soldats engag�s dans la r�gion du Golfe persique s'en servent pour t�moigner quotidiennement de leur exp�rience. Des sites comme www.blogsofwar.com ou www.sgtstryker.com sont devenus des sources d'information alternatives tr�s pris�es sur le d�roulement des op�rations militaires am�ricaines en Irak, donnant parfois des informations plus � jour que les m�dias traditionnels - journaux et t�l�visions. Un des sites les plus fr�quent�s a �t� cr�� par "L.T. Smash", pseudonyme adopt� par un r�serviste de l'U.S. Navy, qui est arriv� dans le Golfe en d�cembre dernier. "L.T. Smash, Live from the sandbox" (L.T. Smash, en direct du bac � sable") annonce la page d'accueil de son site www.lt-smash.us, au contenu �clectique, m�lant informations insolites, d�tails quotidiens et impressions personnelles. "L.T. Smash" a ainsi mis en ligne mardi un hommage � Thomas Mullen Adams, le lieutenant de l'U.S. Navy, �g� de 27 ans, tu� samedi dans la collision de deux h�licopt�res britanniques au-dessus du Golfe. Lundi, il �crivait: "Nous recevons toujours un ou deux repas chauds chaque jour et les colis de premier secours continuent de pleuvoir. Aujourd'hui nous avons �t� g�t�s avec des cookies maison, du caramel, et des r�serves �normes de snacks et autres cochonneries..." Les "Bloggers" vont de journalistes stationn�s dans la r�gion � des observateurs de salon commentant la couverture m�diatique depuis leur domicile. Une des raisons de l'int�r�t suscit� par les blogues est que nombre d'entre eux sollicitent des r�actions de leurs lecteurs: plus de 85 internautes ont ainsi r�agi � l'hommage de L.T. Smash � Thomas Mullen Adams. "Mon fils a mis un blogue en ligne depuis peut-�tre un an maintenant", a d�clar� � Reuters le p�re de L.T, qui a demand� � conserver l'anonymat. "Au d�part, il l'a utilis� comme un moyen de communiquer avec sa famille. Maintenant plusieurs milliers de personnes se connectent � son site chaque jour." Il n'est pas le seul soldat � avoir lanc� son blogue. Will, un r�serviste de 29 ans de l'arm�e am�ricaine qui se d�finit lui-m�me comme un "fou d'informatique" publie son blogue sur http://rooba.net/will. Lors de sa derni�re mise � jour, dimanche, il annon�ait qu'il quittait les "CONUS" ou le continent nord-am�ricain, en ajoutant qu'il ne pouvait pr�ciser o� il allait. L'arm�e am�ricaine a adopt� une attitude tol�rante � l'�gard des blogues et plus g�n�ralement de l'acc�s des soldats � internet. "Tous les gars embarqu�s ont un email. Chacun d'entre eux � une messagerie. C'est le principal mode de communication aujourd'hui. Ces gamins envoient des emails deux ou trois fois par jour", a expliqu� le p�re de L.T., un officier am�ricain � la retraite. Il a pr�cis� qu'il ne savait pas o� se trouvait "L.T". "Il est soit au Kowe�t, � Bahrein, en Arabie saoudite ou au Katar. Il ne peut pas dire o� il se trouve. Donc je v�rifie son site deux fois par jour pour savoir comment il va", a-t-il dit.


Accident de caddie lanc� � 70 kilom�tres-heure
[2003-03-27 - 09:17]

VANCOUVER, Canada - Une jeune fille se remettait de ses blessures mercredi apr�s avoir d�val� une pente dans un caddie � une vitesse estim�e de 70 km/h. La jeune fille, qui souffre d'une �paule cass�e et d'�raflures, a utilis� le panier � roulettes avec des amis pour se promener dans les rues de Burnaby, en banlieue de Vancouver. Ils ont perdu le contr�le du v�hicule improvis�, a indiqu� la police. "Cet incident semble avoir �t� caus� par la recherche de sensations fortes. La police rappelle aux jeunes que prendre part � de telles activit�s peut occasionner des blessures graves ou pire, la mort", a indiqu� la Gendarmerie royale du Canada dans un communiqu�. Les autres jeunes accompagnant la fille n'ont pas �t� bless�s.


mercredi, mars 26, 2003

Deux tableaux attribu�s � Goya d�couverts � Madrid
[2003-03-26 - 17:31]

MADRID, Espagne - Deux tableaux attribu�s au peintre espagnol Francisco Goya, d�couverts le mois dernier � Madrid, pourraient atteindre cinq millions d'euros lors de leur mise aux ench�res en mai prochain, affirme le commissaire-priseur qui proc�dera � l'adjudication des oeuvres. Les deux toiles - "La Sainte Famille" et "Tobie et les anges" -, seront d'abord expos�es au public deux semaines durant pour prouver leur authenticit�. Les oeuvres, qui ne sont pas sign�es, ont �t� d�couvertes par hasard au domicile d'une riche famille madril�ne par des experts de la maison de ventes aux ench�res Subastas Alcala appel�s sur les lieux pour estimer l'oeuvre d'un peintre espagnol de second plan. Ces experts estiment qu'il s'agit de l'une des d�couvertes les plus importantes en mati�re d'art de ces 20 derni�res ann�es. "Tous les sp�cialistes que nous avons consult�s ici, en Espagne, s'accordent � dire qu'il s'agit d'oeuvres de Goya", affirme Richard Willermin, le responsable de Subatas Alcala. "Nous estimons qu'elles pourraient atteindre entre 3,5 et cinq millions d'euros". Selon Willermin, un expert �tranger, qui n'a pu consulter que des photographies, s'est interrog� sur l'authenticit� des toiles. Le mus�e du Prado, qui d�tient quelques-unes des oeuvres majeures de Goya comme le Tres de Mayo - c�l�bre et terrible sc�ne d'Espagnols fusill�s par des soldats de Napol�on, peinte en 1814 -, ou la Maja nue, s'est refus� � tout commentaire officiel. Willermin admet qu'il a au d�part �t� perplexe, faute de document prouvant que Goya a peint ces deux toiles dont il pense qu'elles pourraient avoir fait partie d'un triptyque religieux. Il estime que les deux oeuvres ont probablement �t� peintes en 1787, au d�but de la carri�re de l'artiste quand celui-ci �tait encore sous forte influence n�o-classique. N� en 1746, mort en 1828, Goya, dont l'oeuvre couvre une p�riode de 60 ans allant du rococo au romantisme, est souvent pr�sent� comme le p�re de la peinture moderne. Son g�nie fut de peindre ce qu'il voyait en y apportant, comme dans le tableau Tres de Mayo, une touche dramatique. Souvent, il ne signait pas ses toiles. Le commissaire-priseur n'est pas certain que les toiles puissent quitter l'Espagne, car, souligne-t-il, l'Etat fera probablement jouer son droit de pr�emption.


Un site montrant des prisonniers de guerre am�ricains suspendu
[2003-03-26 - 16:37]

LONDRES, Grande-Bretagne - Une soci�t� d'h�bergement internet de Floride est accus�e de censure pour avoir suspendu le site d'un de ses clients qui diffusait des photos de soldats am�ricains captur�s en Irak. Pendant plusieurs heures mardi, www.YellowTimes.org n'affichait plus que le message suivant: "Le compte du domaine YellowTimes.org a �t� suspendu". Plus tard dans la journ�e, l'acc�s au site �tait fluctuant. Erich Marquadt, r�dacteur en chef de YellowTimes, a expliqu� � Reuters que Vortech, une soci�t� d'h�bergement internet d'Orlando, en Floride, avait d'abord suspendu le site dimanche soir apr�s qu'il eut mis en ligne six photos de prisonniers de guerre am�ricains en Irak. Ces photos �taient tir�es d'images d'abord diffus�es par la cha�ne t�l�vis�e d'information qatarie Al Djazira. Les cha�nes de t�l�vision am�ricaines se sont conform�es � la demande du Pentagone de ne pas montrer ces images. "Je pense que nous avons �t� le premier site internet � montrer ces images" a estim� Marquadt. "Mais le site a �t� mis hors service quelques heures plus tard sans aucun avertissement", a-t-il ajout�. Vortech a mis en avant des plaintes d'internautes et affirm� que les images constituaient un infraction aux r�gles d'utilisation de la soci�t�, a d�clar� Marquadt. "Ils ont dit que nous violions une clause sur le contenu pour adultes", a-t-il expliqu�. Vortech n'a pas r�pondu aux demandes de contact par t�l�phone de Reuters. "Aucune cha�ne de t�l�vision aux Etats-Unis ne permet de montrer des soldats am�ricains morts ou prisonniers de guerre et nous ne le ferons pas non plus. Nous respectons la libert� de la presse mais nous ne voulons pas que des membres de leur famille voient ces prisonniers sur un site. C'est irrespectueux, moche et d�go�tant", peut-on lire dans le mail d'explication envoy� � Marquadt et lu par Reuters. La d�cision de Vortech alimente les craintes que les sites d'information ind�pendants en mal de notori�t� soient contraints de mod�rer leur couverture de la guerre, pour ne pas s'ali�ner leurs lecteurs et les soci�t�s qui assurent leur p�rennit�. Pour les experts juridiques, la d�cision de Vortech ne s'apparente pas � de la censure. Mais ils mettent en garde contre les risques financiers de telles pratiques, car aux Etats-Unis, les soci�t�s h�bergeantes sont l�galement prot�g�es sur le contenu diffus� par des tiers tant qu'elles n'exercent pas de contr�le �ditorial sur ce contenu. "Si vous �tes un h�bergeur ou un fournisseur d'acc�s et que vous retirez du contenu du r�seau pour des motifs �ditoriaux, vous risquez de perdre vos protections l�gales. Ce n'est pas une d�marche sage", estime Glenn Reynolds, professeur de droit � l'universit� du Tennessee. YellowTimes.org, dont l'audience a progress� de mani�re "significative" selon Marquadt, doit �tre remis en ligne. "Je vais m'adresser � un petit fournisseur de San Francisco, ce qui est un peu comme aller � l'�tranger", a pr�cis� Marquadt.


Nintendo joue gros avec la Game Boy Advance SP
[2003-03-25 17:14]

LONDRES, Grande-Bretagne � LOS ANGELES, Etats-Unis - Le g�ant japonais du jeu vid�o Nintendo a annonc� qu'il avait beaucoup investi dans la nouvelle version de sa Game Boy Advance pour revitaliser ses ventes sur des march�s europ�en et am�ricain difficiles. Nintendo a exp�di� en Europe 400.000 Game Boy Advance SP, une nouvelle version de sa Game Boy Advance (GBA), dont le lancement est pr�vu le 28 mars. Ce nouveau produit est apparu le 23 mars aux Etats-Unis. La soci�t� nipponne va investir 30 millions d'euros en Europe pour la commercialisation de sa console qui dispose d'une batterie rechargeable, d'un �cran bien �clair� et d'une finition m�tallique lustr�e. "Nous avons enregistr� un nombre important de pr�-commandes, probablement entre 30 et 40% des envois pour ce qui est de la semaine derni�re", a expliqu� David Gosen, directeur g�n�ral de Nintendo Europe. Nintendo a mis� gros sur ce produit de poche dont le prix de d�tail conseill� est de 129 euros en Europe et de 99 dollars (plus de 92 euros) aux Etats-Unis. Le mois dernier, la soci�t� a pr�vu de vendre 20 millions de Game Boy Advance au cours de l'exercice qui commence le 1er avril prochain, ce qui repr�senterait une hausse d'un tiers en glissement annuel. Nintendo se doit de r�ussir avec ce nouveau produit alors que diff�rentes �valuations du march� sugg�rent que sa console GameCube perd du terrain aux Etats-Unis et en Europe face � la PlayStation 2 de Sony et la Xbox de Microsoft.


Des marins irakiens en rade dans le port italien de la Spezia
[2003-03-25 - 12:11]

LA SPEZIA, Italie - Les touristes venus savourer un expresso dans les caf�s du port de la Spezia, en Ligurie, sont parfois surpris de rencontrer des marins irakiens. Explication - l'Italie a saisi, dans le cadre de l'embargo international d�cr�t� au lendemain de l'invasion du Kowe�t en 1990, deux vedettes lance-missiles command�es dans un chantier naval local par l'Irak de Saddam Hussein. Ces navires ultra-modernes de 70 m de long, qui viennent d'�tre termin�s et arborent les couleurs de leur pays, rouillent dans le port de La Spezia, qui sert de base navale � l'Otan dans le golfe de G�nes. Bagdad y a d�p�ch� un �quipage de 12 marins charg�s de surveiller les deux vedettes qui, depuis le d�clenchement le 20 mars des hostilit�s contre l'Irak, ont �t� rel�gu�es dans un endroit plus discret du port. "L'�quipage irakien n'est pas prisonnier. Ils ont tout loisir d'aller et venir en ville. Ce sont seulement les bateaux qui sont immobilis�s", explique un porte-parole de la Spezia. En dehors des terrasses de caf� et du shopping, les marins irakiens s'occupent en faisant tourner r�guli�rement les moteurs. "On n'a aucun probl�me avec eux, ils sont tr�s gentils", ajoute un vendeur de glace local. L'Italie de Silvio Berlusconi s'est align�e sur les th�ses anglo-am�ricaines dans la crise irakienne sans toutefois participer directement � la guerre. Ce week-end, Rome a expuls� quatre diplomates irakiens.


mardi, mars 25, 2003

Des dauphins pour aider au d�minage des eaux irakiennes
[2003-03-25 - 20:28]

OUM KASR, Irak - L'arm�e am�ricaine s'appr�te � d�ployer dans le secteur d'Oum Kasr, dans le sud de l'Irak, les d�tecteurs de mines les plus inattendus: des dauphins que l'on a fait sp�cialement venir de San Diego, en Californie. Les trois ou quatre dauphins en question, aid�s par leurs sonars naturels, sont sp�cialement entra�n�s � aider les plongeurs � d�celer sur le fond marin la pr�sence de mines ou autres engins explosifs que les forces irakiennes pourraient avoir immerg�es. "Ils ont �t� achemin�s (de Californie) par un avion militaire de transport d'animaux. Nous les maintenons dans une certaine quantit� d'eau. Ils voyagent tr�s bien". Les dauphins ont �t� entra�n�s non pas � nager jusqu'aux mines elles-m�mes, mais � d�poser une balise � une certaine distance de la mine, ce qui r�duit les dangers pour eux. Plusieurs mines ont �t� d�couvertes la semaine derni�re � l'arri�re de bateaux le long de la p�ninsule de Fao, mais les �quipes de plong�e qui fouillent les eaux du port d'Oum Kasr depuis lundi n'ont pas d�couvert de mines dans les fonds marins.


Dix-huit ans, ex-fraudeur en Bourse et candidat aux municipales
[2003-03-25 - 14:27]

WASHINGTON, Etats-Unis - Un adolescent du New Jersey, qui avait �t� il y a deux ans et demi le premier mineur am�ricain accus� de fraude boursi�re, via internet, s'est port� candidat � un mandat municipal. Jonathan Lebed, 18 ans, a termin� le lyc�e et postule dans sa ville natale de Cedar Grove, pr�s de New York, � un poste de conseiller municipal. En septembre 2000, � l'�ge de 15 ans, Lebed avait accept� de payer 285.000 dollars (pr�s de 266.350 euros) au gendarme de la Bourse am�ricaine, la Securities and Exchange Commission (SEC), pour mettre fin � une proc�dure l'accusant d'avoir manipul� des cours de valeurs en utilisant internet. "Ils enqu�taient � l'�poque sur des �changes d'un montant de pr�s de 800.000 dollars et j'ai conclu un accord portant sur 285.000 dollars", a pr�cis� Lebed. La SEC a estim� qu'entre ao�t 1999 et f�vrier 2000 Lebed avait achet� � 11 reprises sur le web un grand nombre d'actions de petites soci�t�s et envoy� des messages publicitaires non sollicit�s pour les promouvoir. Ces e-mails avaient rapidement fait monter les cours de ces valeurs, revendues ensuite avec profit par Lebed, g�n�ralement dans les 24 heures, a d�clar� la SEC. Outre son exp�rience d'investisseur boursier, Lebed professe un int�r�t pour la vie locale et affirme avoir assist� aux d�bats municipaux depuis l'�ge de 14 ans. S'il est �lu le 13 mai prochain, il entend d�fendre la construction d'un centre social et attirer plus de commerces et de restaurants � Cedar Grove.


Le plus vieil homme du monde f�te ses 114 ans
[2003-03-24 - 20:32]

TOKYO, Japon - Le plus vieil homme du monde, un Japonais, a f�t� dimanche son 114e anniversaire. Yukichi Chuganji, qui vit dans la ville de Fukuoka, sur l'�le de Kyushu, est devenu l'homme le plus �g� au monde en janvier 2002, apr�s la mort de l'Italien Antonio Todde, plus vieux que lui de trois mois. L'�tre le plus �g� de la plan�te est une femme, une Japonaise, Kamato Hongoe, qui vit elle aussi sur l'�le de Kyushu depuis 115 ans. La population japonaise poss�de l'esp�rance de vie la plus �lev�e du monde, en moyenne 80 ans. Le nombre de centenaires �tait de 17.934 en 2002, dont 80% de femmes.


Un Irakien raconte Bagdad sous les bombes gr�ce � internet
[2003-03-24 - 23:34]

WASHINGTON, Etats-Unis - Un myst�rieux habitant de Bagdad s'est attir� une large audience en �crivant sur un site web un journal de la vie quotidienne des Bagdadis soumis aux bombardements a�riens de la coalition anglo-am�ricaine, interrompu pendant ces deux derniers jours par les coupures d'�lectricit� dans la capitale irakienne. L'auteur de la chronique, �crite en anglais avec de nombreuses fautes de langue, tenue sur le site http://dear_raed.blogspot.com, se d�signe sous le pseudonyme de Salam Pax, qui signifie "paix" en arabe et en latin. Il est aujourd'hui le seul Irakien vivant en Irak connu pour �crire sur la guerre directement sur internet et le trafic sur son site web a �t� tel que le serveur a �t� submerg�. Salam Pax s'inscrit clairement contre la guerre en Irak, mais ne manifeste pas d'amabilit� pour le r�gime irakien en place. "Des fanatiques. D�verser des insultes sur le monde est la seule chose qui leur reste", a-t-il �crit apr�s les d�clarations faites par les ministres irakiens de l'Information et de l'Int�rieur. Il n'aime pas non plus voir sa ville bombard�e. "La seule chose � laquelle je pouvais penser �tait 'pourquoi cela doit-il arriver � Bagdad ?' Quand un des b�timents que j'aime beaucoup est parti dans une grande explosion, j'ai failli pleurer", �crivait-il samedi. Lui et des membres de sa famille sont all�s inspecter les lieux de bombardements et ils signalent que ceux-ci s'av�rent pr�cis, mais dangereux pour les civils. "Aujourd'hui avant midi, je suis all� avec mon cousin jeter un coup d'oeil sur la ville. Deux choses. 1) Les attaques sont pr�cises. 2) Ils attaquent des cibles qui sont vraiment trop pr�s de zones civiles dans Bagdad", �crivait-il dimanche. Il a rapport� samedi un rare t�moignage oculaire de policiers irakiens mettant le feu � des tranch�es remplies de p�trole autour de Bagdad, apparemment pour tenter de perturber les syst�mes de guidage des bombes am�ricaines. "Mon cousin est venu et il m'a dit qu'il avait vu un car de police pr�s d'une (tranch�e) et y mettant le feu. Maintenant on peut voir des colonnes de fum�e partout dans la ville", expliquait-il. Salam raconte que les rues de Bagdad restent fr�quent�es, mais que peu de magasins sont ouverts. Les prix des l�gumes se sont envol�s dans les premiers jours de la guerre, mais sont revenus � la normale dimanche. Apr�s une calme r�signation affich�e les premiers jours de la guerre, Salam manifeste un �tat d'esprit diff�rent avec l'affirmation de la r�sistance irakienne. "Si Oum Kasr est si difficile � contr�ler, qu'arrivera-t-il quand ils seront � Bagdad ? Ce sera encore pire et c'est tr�s ennuyeux", �crit-il. "Les gens (et je suppose, les forces alli�es) pensaient que els choses seraient plus faciles. Il n' y a pas de cort�ges de gens pour accueillir les Am�ricains, pas plus que des redditions par centaines. Les gens font comme nous tous, ils restent dans leur maison en esp�rant qu'une bombe ne tombe pas dessus et ferment leur porte."


lundi, mars 24, 2003

Petit, Raffarin r�vait d'�tre prof de gym
[24/03/2003 - 18:13]

PARIS, France - Quand il �tait enfant, Jean-Pierre Raffarin r�vait d'�tre prof de gym et pensait parfois �un peu plus au sport qu'aux �tudes�, r�v�le-t-il dans une interview que publie ce mardi �L'Actu�. �L'Actu�, qui compte 25.000 abonn�s, para�t cinq jours par semaine et est le seul quotidien pour les adolescents en France. Dans le cadre de Semaine de la Presse � l'Ecole, le journal a organis� pour la cinqui�me ann�e, en collaboration avec RTL, le �Concours du Meilleur Jeune Journaliste�, dont le vainqueur est cette ann�e un lyc�en de 13 ans, Thibault Bourdichon, qui a interview� le Premier ministre sur ses souvenirs scolaires. Dans cette interview r�alis�e le 2 mars, M. Raffarin avoue au jeune journaliste en herbe qu'il �tait un �l�ve �moyen-bon�: �j'avais une grande passion pour le sport. Suivant mes r�sultats sportifs, j'�tais plus ou moins bon �l�ve. Mais je me suis am�lior� plus tard�. Le meilleur souvenir de vie scolaire de M. Raffarin est le jour, affirme-t-il, o� il a gagn� le 750m du challenge interclasses quand il �tait en 4e: �J'�tais fou de joie�. Quant au souvenir d'une grosse b�tise, l'h�te de Matignon raconte: �Avec des copains de lyc�e, nous �tions descendus sur la rivi�re avec la barque du p�re d'un ami, et nous avons chavir�. Heureusement, il n'y avait pas beaucoup d'eau � cet endroit�. Le jeune Thibault, qui habite dans la Vienne pr�s de l'endroit o� M. Raffarin a ses attaches, lui avait �crit pour solliciter cette interview dans le cadre du concours de �L'Actu� et RTL. Un des conseillers du Premier ministre l'a contact�, et celui-ci �m'a accord� pr�s d'une demi-heure d'entretien. J'ai pris des notes et j'ai enregistr� notre conversation. Ensuite, j'ai choisi les r�ponses les plus int�ressantes, et j'ai r�dig� mon interview�.


Hausse des saisies douani�res de drogue et d'armes en 2002
[2003-03-24 - 13:03]

PARIS, France - Les saisies douani�res de stup�fiants et d'armes ont connu une forte augmentation en 2002, selon le bilan publi� lundi par la direction g�n�rale des douanes. A l'exception de la r�sine de cannabis, l'ann�e 2002 a �t� marqu�e par une forte progression des saisies de tous les stup�fiants, avec 46,6 tonnes auxquelles s'ajoutent 1,9 million de doses d'ecstasy et 2.300 doses de LSD. Les prises de coca�ne en particulier atteignent un niveau in�gal� (2,58 tonnes) en progression de 35% par rapport � 2001. Cette hausse s'explique par l'importance de quelques saisies, comme la d�couverte de 946 kilos � bord d'un voilier � Lorient en d�cembre dernier. La drogue saisie �tait majoritairement en transit et non destin�e au territoire fran�ais. L'autre enseignement du bilan des douanes est la progression des saisies d'armes, avec 2.848 unit�s, soit 26,2% d'augmentation en un an. Le constat est le m�me pour les munitions (80.646 unit�s, soit 68,6% de hausse). Neuf personnes ont �t� interpell�es dans le cadre de la lutte contre le trafic d'armes. En mati�re de lutte contre la fraude commerciale, l'activit� de la douane a �t� �galement soutenue. Le montant des droits et taxes fraud�s en 2002 s'est �lev� � 230,7 millions d'euros, soit une progression de 12% par rapport � 2001. Les services douaniers ont par exemple mis au jour des m�thodes frauduleuses de d�tournement du diesel destin� aux navires de commerce au profit d'une station service.

dimanche, mars 23, 2003

Le d�ner � la mode � New York se fait dans le noir total
[2003-03-21 - 23:18]

NEW YORK, Etats-Unis - Les "D�ners dans le noir" sont la nouvelle mode � New York pour les couples officiels ou en devenir, en t�te-�-t�te, entre intimit� ultime et... ambiance "cantine �tudiante". La soci�t� Cosmo Party, qui s'est sp�cialis�e dans les �v�nements pour c�libataires new-yorkais, propose un menu gourmet accompagn� de champagne et de vins fins � d�guster dans le noir complet par des serveurs �quip�s de lunettes de vision nocturne. "(Le concept) est destin� aux c�libataires qui veulent faire connaissance avec de nouvelles personnes et aux couples qui souhaitent passer un bon moment", explique Jerome Chasques, l'un des organisateurs de Cosmo Party, qui a d�j� mis sur pieds une dizaine de ces d�ners � l'aveuglette. Les clients sont cependant invit�s � prendre des pr�cautions avec la nourriture, � ne pas trinquer et � demander de l'aide pour �tre accompagn�s jusqu'aux toilettes. Certains petits malins osent parfois allumer une cigarette pour percevoir leur entourage, aussit�t rappel�s � l'ordre par des clients d�sireux de vivre compl�tement l'exp�rience. Cependant certaines soir�es peuvent d�raper et ressembler plus � une cantine universitaire qu'� un restaurant chic. Un soir, les lumi�res � peine �teintes, la soir�e s'est transform�e en une m�l�e de personnes criardes au son des verres bris�s accompagn� de tranches de pain volant � travers la pi�ce. Et tandis que les assiettes se brisaient, les convives se sont mu�s en adolescents applaudissant les d�g�ts. "Chaque soir�e est vraiment diff�rente, en fonction des gens. Je ne sais pas pourquoi il y avait plus de chahut pour celui-ci", a d�clar� Chasques, citant l'exemple d'une soir�e durant laquelle un homme avait pr�sent� sa demande en mariage.


Record du monde de machine � sous battu � Las Vegas
[2003-03-22 - 13:22]

LAS VEGAS, Etats-Unis - Un jeune Am�ricain a touch� le jack-pot vendredi en remportant la somme record de 39 millions de dollars (37 millions d'euros) dans un casino de Las Vegas. L'ing�nieur de Los Angeles, �g� de 25 ans, qui a demand� � conserver l'anonymat, a remport� le gros lot au casino Excalibur Hotel-Casino, selon International Game Technology (IGT), fabricant de la machine � sous Megabucks. "Ce MegaJackpot est sup�rieur de presque 5 millions de dollars au record du monde pr�c�dent de 34,9 millions de dollars", a d�clar� John Sears, vice-pr�sident de MegaJackpots pour IGT. L'heureux gagnant a expliqu� qu'il avait mis� 100 dollars et d�tourn� la t�te pendant un instant. Quand il a de nouveau regard� la machine, les chiffres 39.713.982,25 �taient align�s.


vendredi, mars 21, 2003

Au P�rou, une pr�tresse en appelle aux dieux de la montagne pour �viter une guerre en Irak
[20/03/2003 - 03:33]

LIMA, P�rou - Les yeux ferm�s et les bras lev�s vers le ciel, une pr�tresse a invoqu� mercredi Dieu, la Terre-M�re et les divinit�s de la montagne pour �viter une guerre en Irak, au cours d'une c�r�monie � laquelle ont particip� deux danseurs sur la plus haute colline de Lima. �Nous vous appelons� � apaiser �la fureur de (George W.) Bush pour �viter une guerre qui apportera davantage de pauvret� dans le monde�, a d�clar� Maria Quiroz, en r�f�rence au pr�sident am�ricain, dont l'ultimatum lanc� � Saddam Hussein a expir� jeudi � 1h GMT (2h � Paris). Le chef de la Maison Blanche a donn� lundi soir 48 heures au pr�sident irakien pour quitter le pays, faute de quoi une guerre sera d�clench�e par les Etats-Unis. Apr�s avoir rouvert les yeux, Maria Quiroz, v�tue d'une simple robe blanche en coton et chauss�e de sandales argent�es, a ensuite march� tout autour d'une immense croix blanche dominant la colline San Cristobal, accompagn�e de deux �danseurs aux ciseaux� Romulo Huamani et Walter Velille. La pr�tresse a lentement arros� de deux gorg�es d'alcool de canne deux photos du pr�sident Bush et un petit drapeau am�ricain, install�s sur un autel de fortune, o� avaient �t� d�pos�es des fleurs et des feuilles de coca. Le rituel s'est achev� au bout d'un quart d'heure lorsque l'un des danseurs a retir� son chapeau et a mis le feu � l'un des clich�s pr�sidentiels. Maria Quiroz a souffl� sur la photo qui se consumait tout en l'agitant. �Avec cela, la rage va s'en aller�, a-t-elle dit. Si Lima est une ville moderne par bien des aspects, les coutumes rurales comme les rituels chamaniques et les danses aux ciseaux ont �t� introduites dans la capitale p�ruvienne par des millions de paysans qui ont quitt� les provinces d�sh�rit�es � la recherche d'une vie meilleure au cours du si�cle dernier.


La file des baisers
[21/03/2003 15:05]

OSLO, Norv�ge - Un dernier baiser dans la voiture, avant d'aller au travail. C'est bon pour le moral, �a entretient l'amour, �a �moustille. Oui mais �a g�ne la circulation. Les dirigeants de l'H�pital Saint-Olav de Trondheim, une ville du centre de la Norv�ge (500km au nord d'Oslo), �taient confront�s depuis longtemps � des embouteillages de voitures devant l'entr�e, en raison du nombre important de m�decins, infirmi�res et employ�s qui embrassaient leur conjoint dans la voiture avant de prendre leur service. Ils ont donc trouv� la solution: la cr�ation d'une file �sp�cial baisers�, pour ces au-revoir un peu prolong�s, parmi les quatre files de l'art�re principale menant � l'�tablissement. Afin que les autres v�hicules, entrant ou sortant de l'h�pital, ou passant devant, puissent avoir la voie libre et ne pas p�tir de ces embouteillages de l'amour. �Je l'utiliserai peut-�tre de temps en temps. Et pas pour me remaquiller, promis�, a d�clar� � l'Associated Press une infirmi�re, Marit Onstad Roed.

Pas de tatou�s sur la plage
[21/03/2003 15:05]

TEGUCIGALPA, Honduras - La station baln�raire d'Omoa au Honduras a d�cid� d'interdire l'acc�s de ses plages � toute personne portant un tatouage � l'occasion des vacances de P�ques. Pour des raisons de s�curit�, mais afin d'�viter les incidents entre gangs. Les bandes de jeunes adolescents rivaux, qui utilisent des tatouages comme marque d'appartenance et de reconnaissance, ont par le pass� provoqu� des bagarres et incidents violents, ce que veulent �viter les autorit�s. �Les touristes viennent ici pour s'amuser et se reposer sur nos plages. Nous voulons pr�server une bonne image de notre ville�, a expliqu� mercredi le maire Domingo Menjivar. Des milliers de touristes d�barquent chaque ann�e � P�ques sur les c�tes du nord du Honduras, sur l'Atlantique, et Omoa est r�put�e pour avoir les plages parmi les plus belles. Mais il y a trois ans, des bagarres au couteau et des coups de feu avaient terni la r�putation de la ville. Les autorit�s n'ont pas pr�cis� comment elles comptaient v�rifier les tatouages des candidats � la plage. Ou si des exceptions seront faites en fonction de la taille, de l'endroit ou de la signification du tatouage...


Prosit Police
[21/03/2003 - 15:05]

OSLO, Norv�ge - Les pensionnaires de cinq �tablissements pour personnes �g�es du nord de la Norv�ge ont lev� leur verre de bi�re en l'honneur de la police, il y a quelques jours gr�ce aux 2.000 canettes que les policiers leur avaient fournies. La police de Vaagsoy, � 600km au nord-ouest d'Oslo, avait confisqu� il y a quelques semaines ces 2.000 canettes de bi�re allemandes, mais ne savaient pas quoi en faire. Les policiers ne voulaient pas les d�truire, mais ne pouvaient non plus les garder pour eux-m�mes. Ils ont finalement d�cid� de les remettre � cinq maisons de retraites, � la grande joie de leurs pensionnaires. Tout en conseillant aux directeurs de contr�ler qu'il en serait fait usage avec mod�ration.


Fanions-crottes
[21/03/2003 - 15:05]

OMAHA, Etats-Unis - Jim Ducie, un habitant d'Omaha dans le Nebraska (centre des Etats-Unis), croit avoir trouv� un moyen pour sensibiliser ses concitoyens au probl�me de la prolif�ration des crottes de chiens. Il a pass� sa journ�e de samedi dernier, dans le Memorial Park de la ville, � planter un petit drapeau jaune devant chaque excr�ment canin. A la fin de la journ�e, le Memorial Park ressemblait presque � un champ de jonquilles: il avait plant� plus de 200 petits fanions jaunes. Jim Ducie esp�re que son initiative donnera des r�sultats. Il a cependant �galement soulev� le probl�me aupr�s de la municipalit�, qui lui a promis d'�tudier de nouvelles mesures.


�Tu ne voleras point�
[21/03/2003 - 15:05]

OSLO, Norv�ge - Le pasteur Stig Laegdene conna�t les Dix Commandements, y compris le huiti�me: �Tu ne voleras point�. Mais viiblement pas les voleurs de voitures de son quartier. Le p�re Laegdene, qui pr�che dans les milieux d�favoris�s et aupr�s des bandes de jeunes dans les rues de la petite ville de Tromsoe (1.800km au nord d'Oslo), s'est fait voler sa voiture deux fois la semaine derni�re. �Je connais des centaines de petits d�linquants, mais je ne sais pas si ce sont 'les miens' qui m'ont vol� ma voiture cette fois�, a d�clar� le pasteur � l'Associated Press. Depuis qu'il a commenc� son minist�re de la foi � Tromsoe, sa Saab 900 mill�sime 1986 a �t� vol�e sept fois... Mais pratiquement � chaque fois, le v�hicule �tait rendu le lendemain, parfois avec un mot d'excuse. �Quand ils s'apercevaient que c'�tait ma voiture, ils me la rendaient�, explique le p�re Laegdene.
La derni�re fois, le 12 mars, il ne manquait rien dans la voiture, � l'exception d'une bouteille de vin et d'une copie de ses sermons. �J'esp�re au moins qu'ils les auront lus�...


jeudi, mars 20, 2003

L'�ph�m�ride du jeudi 20 mars 2003
[20/03/2003 - 00:06]

20 mars 1929: mort du mar�chal Foch
N� � Tarbes le 2 octobre 1851, Ferdinand Foch sort de Polytechnique en 1873 et devient vite un brillant officier d'artillerie. En 1914, il joue � deux reprises un r�le d�terminant: lors de la bataille de la Marne, il �vite la rupture du centre du front fran�ais comme commandant de la 9e arm�e; � l'automne, il bloque l'avance allemande dans les Flandres et met fin � la �course � la mer�. De 1915 � 1916, il m�ne les offensives d'Artois et de la Somme. En avril 1917, il est nomm� chef d'�tat-major de l'arm�e et � ce titre participe aux conf�rences militaires interalli�es. D�s son arriv�e au pouvoir, Cl�menceau lui accorde toute sa confiance. La grande offensive de Ludendorff, en mars 1918, lui permet enfin de donner toute sa mesure. Face � la menace qui p�se sur le front franco-britannique, il est nomm� commandant en chef des troupes alli�es et sauve la situation. Les forces allemandes sont rejet�es sur la Lorraine et la fronti�re belge. La conf�rence de paix r�serve au g�n�ralissime, fait mar�chal le 6 ao�t 1918, une am�re d�ception: convaincu que la s�curit� de la France doit reposer sur l'occupation permanente de la rive gauche du Rhin, Foch refuse d'assister � la signature du Trait� de Versailles. Lorsqu'il meurt, le 20 mars 1929, l'Etat lui r�serve des obs�ques grandioses qui constituent la derni�re manifestation de la victoire alli�e.

Cela s'est aussi pass� un 20 mars:

2002 -- D�c�s de Patrick Schulmann, 53 ans, r�alisateur de quatre longs m�trages dont �Et la tendresse, bordel!�.

2002 -- Alors qu'Isra�liens et Palestiniens tentent de parvenir � un cessez-le-feu sous l'�gide de l'�missaire am�ricain Anthony Zinni, un nouvel attentat dans le nord de l'Etat h�breu, revendiqu� par le Djihad islamique, fait huit morts dont le kamikaze.

2001 -- Un chimiquier, le �Balu�, transportant 8.000 tonnes d'acide sulfurique, sombre dans le golfe de Gascogne; son �quipage a pu �tre secouru. Une des plus grandes plateformes p�troli�res du monde, endommag�e par une s�rie d'explosions meurtri�res, sombre dans l'Atlantique sud, � 120km des c�tes br�siliennes avec � son bord 1,5 million de litres de p�trole brut et de gasoil.

2000 -- Jean Paul II entame par la Jordanie le premier p�lerinage en Terre sainte d'un pape depuis 36 ans.

1998 -- Un tribunal belge condamne le PDG de Renault, Louis Schweitzer, � une amende de 10 millions de francs belges (1,6 million de FF) pour avoir viol� la loi du travail belge lors de la fermeture de l'usine de Vilvorde.

1997 -- Un joueur d�croche la plus grosse cagnotte du Loto: 150.077.770ff.

1996 -- Les autorit�s britanniques reconnaissent pour la premi�re fois que le nouveau variant de la maladie de Creuztfeldt-Jakob (vMCJ), affectant le cerveau chez l'homme, est probablement li�e � la maladie dite de la �vache folle�; la France et plusieurs autres pays d�cident de �suspendre toute importation de viande bovine en provenance de Grande-Bretagne�.

1995 -- Un attentat au gaz de combat dans le m�tro de Tokyo fait 12 morts et intoxique pr�s de 4.700 personnes. Soutenus par l'aviation, 35.000 soldats turcs p�n�trent en territoire irakien pour lancer une offensive contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

1994 -- Candidat unique � sa succession, le pr�sident tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, est reconduit pour un nouveau mandat de cinq ans.

1990 -- Ind�pendance de la Namibie.

1987 -- Le g�n�ral d'aviation italien Giorgeri est abattu � Rome par deux jeunes gens qui circulent � moto; l'attentat est imput� aux Brigades rouges.

1986 -- Le pr�sident Mitterrand nomme Jacques Chirac Premier ministre apr�s la victoire de la droite aux �lections l�gislatives.

1982 -- Les pays de l'OPEP d�cident de r�duire leur production.

1972 -- Dix-neuf grimpeurs trouvent la mort dans des avalanches, sur les pentes du Mont Fuji, au Japon.

1957 -- La Grande-Bretagne accepte l'offre de m�diation de l'OTAN � Chypre; la Gr�ce refuse.

1956 -- La France reconna�t l'ind�pendance de la Tunisie, dont Habib Bourguiba devient le premier pr�sident.

1948 -- Rupture entre les Alli�s et l'URSS en Allemagne.

1942 -- Contraint de reculer devant l'avance des troupes japonaises, le g�n�ral Douglas MacArthur �vacue les Philippines en d�clarant: �Je reviendrai�.

1929 -- Mort du mar�chal Foch.

1916 -- Les Alli�s d�cident d'un partage de la Turquie.

1897 -- La France signe avec l'Ethiopie un trait� fixant la fronti�re de la Somalie.

1849 -- Le roi Louis Ier de Bavi�re abdique.

1811 -- Naissance du roi de Rome, fils de Napol�on Ier et de Marie-Louise.

1800 -- L'arm�e de Kl�ber �crase les Turcs � H�liopolis et marche sur le Caire.

Ils sont n�s un 20 mars:

-- Le po�te latin Ovide (43 av.JC - 17 ap.JC)

-- L'�crivain norv�gien Henrik Ibsen (1828-1906)

-- L'homme d'Etat britannique Neville Chamberlain (1869-1940)

-- L'actrice fran�aise Marthe Villalonga (1932).

mercredi, mars 19, 2003

Ordinateurs � prix cass�s sur Amazon en raison d'un bug
[2003-03-19 - 18:35]

AMSTERDAM, Pays-Bas - Des ordinateurs de poche dernier cri �taient en vente au prix imbattable de 23 livres (34 euros) sur le site britannique d'Amazon.com en raison d'un probl�me technique qui a conduit la soci�t� � fermer le site pendant 15 minutes. Les internautes s'�taient pr�cipit�s pour acheter un iPaq, le dernier ordinateur de poche de Hewlett-Packard, normalement vendu plus de 500 livres (739 euros). L'un d'entre eux a d�clar� � Reuters qu'il avait essay� de commander des dizaines d'ordinateurs en suivant les conseils d'amis qui en avaient fait de m�me. Le d�taillant en ligne am�ricain a d�clar� que ces clients ne devaient pas s'attendre � recevoir leur commande, � moins de payer la diff�rence de prix. Les probl�mes d'affichage de prix sont r�pandus sur internet. L'�t� dernier, le site Amazon am�ricain avait propos� des t�l�visions RCA pour 100 dollars, plus de dix fois moins que leur prix r�el.


Irak: Ted Turner propose ses services, CNN refuse
[19/03/2003 - 15:55]

NEW YORK, Etats-Unis - CNN vient de refuser les services d'un reporter de choix en Irak, en la personne de Ted Turner, le fondateur de la cha�ne am�ricaine d'information continue. Turner, qui ne dirige plus CNN depuis son rachat par AOL Time Warner, a annonc� mardi qu'il se proposait pour couvrir le conflit. �Je suis toujours autoris� � parler aux gens de CNN. Ils ont refus�, a-t-il avou� lors d'un petit d�jeuner parrain� par l'Universit� de Syracuse (New York). �J'ai 64 ans et, de toute mani�re, je suis plut�t fauch�, a-t-il ajout�, provoquant l'hilarit� de l'assistance. �Mais je pourrais aussi partir sur un coup de t�te...�


mardi, mars 18, 2003

Profil-type du cr�ateur de virus : jeune, sans petite amie
[2003-03-18 16:02]

SINGAPOUR, Singapour - Un homme, �g� de 14 � 34 ans, passionn� d'informatique et en manque de petite amie: tel est le profil-type du cr�ateur de virus, dress� mardi par Jan Hruska, le patron de Sophos, une soci�t� britannique qui figure au quatri�me rang mondial des fournisseurs d'anti-virus. Un millier environ de virus sont cr��s chaque mois et leurs auteurs visent de plus en plus souvent les nouveaux syst�mes d'exploitation. "Jusqu'� pr�sent, nous avons tr�s peu d'indications sur un quelconque d�sint�r�t pour l'�criture de virus", d�clare Hruska, dans une interview � Reuters. "Les auteurs de virus cherchent en permanence de nouveaux vecteurs d'infection en explorant les faiblesses des syst�mes d'exploitation", ajoute au contraire cet expert qui pr�voit une progression du nombre de virus dans les ann�es � venir. Dans presque tous les cas �lucid�s, les auteurs de virus sont des hommes passionn�s d'informatique et �g�s de 14 � 34 ans. "Ils sont syst�matiquement en manque de petite amie, sont inadapt�s socialement et sont irr�sistiblement conduits � �crire des codes auto-r�pliquants. Pour eux, c'est une forme de graffiti num�rique", explique Jan Hruska. En janvier, un cr�ateur gallois de sites web, �galement auteur de virus, �g� de 22 ans, a �cop� de deux ans de prison pour avoir diffus� par courrier �lectronique non sollicit� (spamming) trois virus qui auraient infect� plus de 27.000 ordinateurs dans 42 pays. Pour cr�er et diffuser des cyber-infections, les auteurs de virus explorent les bogues d�j� connus des logiciels existants, ou traquent les failles des nouvelles versions. "Comme il y a de plus en plus de nouvelles versions de syst�mes d'exploitation, il y aura de plus en plus de nouvelles formes de virus car chaque logiciel ou syst�me d'exploitation comporte de nouvelles caract�ristiques et de nouvelles commandes qui peuvent �tre autant de vecteurs de propagation", pr�vient Hruska. Les fonctions ex�cutables, ou commandes, sont les fichiers qui permettent de lancer les applications dans un syst�me d'exploitation. Elles sont davantage pr�sentes dans les nouvelles plates-formes comme Windows 2000 ou XP de Microsoft qu'elles ne l'�taient sous les versions DOS ou Windows 3.1. Fin janvier, un virus de type ver baptis� SQL Slammer s'est propag� � travers le monde en dix minutes, paralysant presque totalement l'acc�s � internet en Cor�e du Sud et bloquant des guichets de banque aux Etats-Unis. Le ver, qui a exploit� une faille du logiciel SQL Server de Microsoft, a caus� des dommages en s'auto-dupliquant tr�s rapidement et en "bouchant" les "tuyaux" du r�seau mondial de donn�es. La prochaine cible des auteurs de virus pourrait bien �tre la plateforme .NET de Microsoft destin�e aux services web, qui implique des interconnexions entre syst�mes informatiques pour permettre un trafic homog�ne sur internet, pr�vient Hruska. Les auteurs de virus partagent aussi leurs informations pour cr�er des variantes d'une m�me infection, comme ce fut le cas avec le ver Klez, l'un des virus les plus prolifiques � travers le monde de ces 13 derniers mois. Klez, �galement diffus� sous forme de spam � partir de novembre 2001, s'est propag� sous une grande vari�t� de messages et a d�truit des fichiers sur disque dur tant en r�seau qu'en local. "Le code source de Klez aurait pu �tre largement diffus� sur internet, et les apprentis-auteurs de virus auraient pu le t�l�charger, le modifier et le relancer sous une forme diff�rente. C'est l'un de ses virus dont on ne peut se d�barrasser", souligne le patron de Sophos.


Trois jeunes violent le fils de celui qui les avait viol� par le pass�
[18/03/2003 - 13:33]

LE HAVRE, France - Trois jeunes originaires du Havre (Seine-Maritime), �g�s de 17 � 20 ans, viennent d'�tre mis en examen pour viol sur mineur apr�s avoir expliqu� avoir agi par vengeance, a-t-on appris mardi de source polici�re. Les trois jeunes ont expliqu� lors de leur garde � vue avoir agi par vengeance parce qu'ils avaient �t� viol�s au cours des ann�es 80 et pendant plusieurs ann�es par un homme aujourd'hui p�re de leur victime. C'est donc l'enfant de ce dernier, un adolescent de 15 ans, que les trois jeunes ont viol� � tour de r�le lors des derni�res semaines. Ce n'est que la semaine pass�e qu'ils ont �t� interpell�s par les policiers havrais. Ils ont �t� plac�s en d�tention ainsi que le p�re de l'adolescent viol� pour ces actes pr�sum�s de p�dophilie commis par le pass� sur ces trois jeunes.

lundi, mars 17, 2003

Clonaid voudrait dupliquer des victimes du conflit proche-oriental
[16/03/2003�-�15:14]

Brigitte Boisselier, pr�sidente de la soci�t� Clonaid li�e � la secte des ra�liens, va proposer � des familles isra�liennes et palestiniennes de cloner leurs proches tu�s dans le conflit. Depuis le d�but de l'Intifada, fin septembre 2000, 3.086 personnes ont �t� tu�es, dont 2.312 Palestiniens et 717 Isra�liens. Clonaid avait annonc� en d�cembre 2002 la naissance en Floride d'un premier b�b� clon�, une petite fille pr�nomm�e "Eve". Aucune preuve n'est venue depuis �tayer ces affirmations et la communaut� scientifique a accueilli cette annonce avec le plus grand scepticisme, certains n'h�sitant pas � d�noncer une supercherie.


Tragique destin d'une famille
[2003-03-17 - 06:00]

Les jur�s de la cour d'assises de Bruxelles sont appel�s � se plonger, d�s ce matin, dans l'une des intrigues criminelles les plus �tranges qu'ait connu la capitale. Au terme de trois semaines de d�bats, ils devront d�cider si le destin tragique de la famille Garti-Malaki (quatre assassinats en sept ans) fut trac�, comme le pense l'accusation, par un tueur machiav�lique ou si, comme le soutient l'accus�, Mohammed Lahboubi, il r�sulta d'une vengeance de trafiquants de drogues italiens et marocains.

1- Premier acte. Le premier acte de cette saga criminelle riche en rebondissements se joue en ao�t 1985. Mohammed Garti Malaki, 58�ans, le patriarche de cette famille originaire du Rif marocain, dispara�t. Dans la nuit du 1er au 2 septembre, un taximan remet une lettre � sa famille. Elle indique que le corps de Mohammed se trouve dans un immeuble abandonn� situ� au 218 de la rue d'Aerschot. Son fils Abdelkader et son neveu se pr�cipitent � l'endroit d�sign�. Le corps d�compos� de Mohammed g�t dans la cave. L'enqu�te r�v�le que le patriarche �tait impliqu� dans un vaste trafic de stup�fiants entre le Maroc et la Belgique. Il aurait n�glig� de payer aux trafiquants le produit d'une vente de 36 kilos de haschich. De nombreuses lettres anonymes - l'affirment. Mohammed Lahboubi, le beau-fils de Mohammed Garti Malaki, et les membres de la famille soutiennent cette hypoth�se. Ils d�signent un trafiquant qui sera arr�t�. Le taximan croit reconna�tre en lui le jeune homme qui lui avait remis la lettre r�v�lant l'assassinat du patriarche.

2- Deuxi�me acte. Le deuxi�me acte se joue moins de deux ans plus tard. Le 11�mars 1987, des ouvriers de la SNCB d�couvrent sur le talus de chemin de fer qui borde la rue Chaudron, � Anderlecht, les corps d'un homme et d'une femme. L'un et l'autre ont �t� �gorg�s. Les assassins de Na�m Garti Malaki, la fille du patriarche assassin�, et de son mari Abdellah Ouriaghli Boudoukane leur ont inflig� ��le sourire kabyle��, cet �gorgement qui signe une vengeance de la p�gre marocaine. A nouveau des lettres anonymes parviennent � la police. Les d�clarations de Mohammed Lahboubi et d'autres membres de la famille, renvoient une nouvelle fois � des trafiquants de drogue. Abdellah Ouriaghli, en cheville avec des trafiquants italiens, aurait d�tourn� 50 kilos de haschich. La th�se de la vengeance li�e au milieu est privil�gi�e.

- 3- Troisi�me acte. Le troisi�me acte de l'intrigue se d�roule le 19 mai 1992. Khadija Garti Malaki, l'�pouse de Mohammed Lahboubi, dispara�t de leur domicile schaerbeekois. L'�poux signale, d�s le lendemain, sa disparition � la police. Il explique que sa femme �tait d�pressive suite � la naissance d'un quatri�me enfant handicap�, qu'elle avait d�j� menac� de se jeter dans le canal. La piste d'une vengeance de trafiquants de drogue est envisag�e. Cinq jours plus tard, � Lives-sur-Meuse, le corps d'une femme, entrav� et enferm� dans un sac, est remont� du fleuve. Un avis de recherche est diffus�. Le gendarme Th�o Vandyck, qui enqu�te sur les assassinats commis au sein de la famille depuis 1985 et qui se liera d'amiti� avec Mohammed Lahboubi, se rend � la morgue de Namur. Le corps, se dit-il, est peut-�tre celui de Khadija. Ni le gendarme ni Mohammed Lahboubi ne reconnaissent cependant l'�pouse disparue. A la sortie de la morgue, Lahboubi pense sans doute que l'enqu�te n'ira pas plus loin. On apprendra plus tard que Vandyck tuyautait son ami sur l'�volution de l'enqu�te. L'ex-gendarme sera d'ailleurs inculp� de violation du secret professionnel.
En d�cembre 1998, le juge d'instruction namurois Com�liau d�cide de tenter une derni�re fois d'identifier la myst�rieuse jeune femme retrouv�e dans la Meuse six ans plus t�t. L'�mission ��Appel � t�moins�� diffuse son portrait. Ce jour-l�, le gendarme de la BSR Philippe Pourbaix est devant son poste de t�l�vision. Il sursaute�: il croit reconna�tre l'une des filles de Mohammed Garti-Malaki qu'il a rencontr�e alors qu'il participait � l'enqu�te sur les trois premiers assassinats.
La machine judiciaire est relanc�e. Une relecture de l'ensemble des dossiers et de nouvelles expertises r�v�lent que la quasi-totalit� des lettres anonymes ayant fond� la piste d'une ��vengeance de trafiquants de drogues�� fut sans doute �crite, post�e ou dict�e par Mohammed Lahboubi, dont les empreintes g�n�tiques se retrouvent sur les timbres ou la colle des rabats des enveloppes. Son emploi du temps le jour des crimes est revisit�. Il pr�sente de nombreuses failles. Et le t�moin en compagnie duquel il pr�tendait se trouver le jour de la disparition de Khadija reviendra sur ses d�clarations. Cet homme d'origine italienne avouera aux enqu�teurs avoir particip� � l'enl�vement du corps de la jeune femme et l'avoir convoy�, en compagnie de Lahboubi, jusqu'� Lives-sur-Meuse. Lahboubi compte bien prouver son innocence au cours de ce proc�s hors du commun. Il maintient sa certitude�: les Garti-Malaki ont �t� les victimes de trafiquants de drogues. L'accusation, pour sa part, apporte des �l�ments confondants. Mais une pi�ce ma�tresse manque � ce puzzle criminel patiemment reconstitu� par les enqu�teurs�: quels auraient �t� les mobiles de l'accus� pour s'en prendre successivement avec autant d'acharnement � son beau-p�re, son beau-fr�re et sa belle-s�ur et sa propre �pouse�?


Interview de Patric JEAN, r�alisateur de "Les enfants du borinage et de "la Raison du plus fort"

D�o� vient l�id�e de ce film?
P.J. : L�id�e vient du rapport command� par le ministre belge de la justice (Verwilgen) sur les liens entre immigr� et d�linquant. Le masque �tait tomb�, Non pas celui de l�extr�me droite qui n�en a plus depuis longtemps, mais celui de certains �d�mocrates�. Ce rapport a beaucoup choqu� les sociologues, les criminologues mais la presse s�en est tr�s peu �mue. Comme si cette question n��tait pas tout � fait idiote. Le rapport a donc �t� r�dig� et, comme par hasard, il est mis en valeur et abondamment cit� dans la litt�rature de l�extr�me droite flamande (Vlaams Block).


Qu�est-ce qui vous choquait le plus et pourquoi en faire un film ?
P.J. : C�est le m�me ministre qui, en m�me temps, proposait la d�p�nalisation des d�lits financiers pour lesquels il fallait �trouver des arrangements� et qui a tout fait pour criminaliser la pauvret�. M�me m�thode en France. C�est toute l�Europe qui est en train de passer du traitement social de la pauvret� au traitement carc�ral. En faisant ce film, je voulais montrer ceci: la dualisation de notre soci�t� entre les populations les plus riches et les plus pauvres est de plus en plus violente. Pour maintenir une soci�t� de march� o� ceux qui n�ont rien � perdre se tiendront tranquilles face � la richesse des autres, aux biens de consommation � outrance, � la publicit� omnipr�sente, il faut une sorte d��tat policier bas� sur la surveillance, le contr�le et la peur de la prison. L�attitude du gouvernement fran�ais contre les sans-abris, prostitu�es et toxicomanes est exemplaire: il faut qu�ils soient invisibles aux yeux de la petite bourgeoisie. Je pense que sur le plan mondial c�est tout � fait comparable puisqu�on est pass� d�un �cart (entre les pays riches et pauvres) de 1 � 44 il y a trente ans � un �cart de 1 � 80 aujourd�hui. Et il n�y a aucune raison de penser que cela va s�arr�ter l�.


Peut-on pour autant justifier la d�linquance, la violence?
P.J. : Bien s�r que non. Il ne s�agit pas de dire que les riches sont m�chants et les pauvres gentils et que ce qu�ils font est bien. Il ne s�agit d�ailleurs pas de bien ou de mal. Pour r�fl�chir, il faut d�abord mettre entre parenth�ses le plan moral et observer la situation rationnellement. Je vais vous d�crire une situation banale et que j�ai rencontr�e : un adolescent dont le p�re est ch�meur de longue dur�e, dont les fr�res et s�urs sont ch�meurs ou tr�s pr�caires, qui est tent� en permanence par la publicit� pour des objets dont il sait pertinemment qu�il ne pourra jamais les poss�der de mani�re l�gale, ses parents tremblent face � la venue possible d�un huissier, la famille ne mange pas toujours � la fin du mois. Si vous ajoutez � cela les cons�quences psychologiques de l�exclusion (violence familiale, d�pression des parents, alcool...) et que vous consid�rez que ce jeune, parce qu�il est d�origine immigr�e, est souvent l�objet de brimades, contr�les policiers et autres s�gr�gations, comment peut-on attendre de lui qu�il se comporte comme un �petit bourgeois�? Savez-vous qu�il y a des familles o� aucun enfant n�a jamais re�u un jouet � no�l ou un anniversaire. Pouvez-vous imaginer les cons�quences sur un tel enfant du matraquage publicitaire de fin d�ann�e? Savez-vous qu�il y a des familles en Belgique et en France o� l�on a faim � la fin du mois? O� l�on donne � manger aux enfants des biscuits tremp�s dans du lait? O� les enfants vont voler de la nourriture dans les grandes surfaces? Faut-il attendre de gens que l�on place dans le d�sespoir qu�ils aient une autre attitude que celle des d�sesp�r�s?


C�est donc avant tout un probl�me social?
P.J. : Evidemment. Un probl�me d�exclusion sociale doubl� d�une exclusion raciste. L�origine nationale ne joue pas dans les ph�nom�nes de d�linquance si ce n�est que les immigr�s sont sur-repr�sent�s parmi les couches les plus pauvres. L�Observatoire International du Travail a d�montr� qu�une entreprise belge sur trois faisait de la s�gr�gation � l�emploi sur les bases de l�origine nationale. Les personnes issues de l�immigration maghr�bine sont donc consid�r�es comme des exclus visibles (m�me si certains s�en sortent tr�s bien) et donc � surveiller. Vous ajoutez � cela quelques clich�s racistes qui durent encore (les arabes sont fourbes et les juifs radins)... Savez-vous par exemple qu�� Bruxelles, la police a organis� le fichage de jeunes issus de l�immigration totalement inconnus de la justice. On a organis� des rafles dans des quartiers immigr�s, on a emmen� des jeunes au commissariat, on les a photographi�s, fich�s et rel�ch�s. Cela ne vous rappelle rien? Alors pourquoi les maghr�bins? Parce que l�on sait qu�ils sont sur-repr�sent�s dans les classes d�favoris�es et donc � surveiller et aussi par racisme ordinaire. Il faut donc qu�ils soient sous contr�le. Quand le Bourgmestre bruxellois de l��poque a �t� interpell� officiellement, il a r�pondu en trois lignes en disant que cela correspondait aux v�ux de la population! Ce monsieur (De Donnea) est un membre �minent d�un parti d�mocratique (MR) qui d�fend par dessus tout la soci�t� de march�.


Votre impression s�est confirm�e � la prison?
P.J. : Mais c�est certain. Si l�on met de c�t� les d�linquants sexuels, pour le reste, les prisons sont remplies de ce que l�on appelait jadis le sous-prol�tariat. Des sans-emplois, sans formation, souvent fils de ch�meurs ou de travailleurs tr�s pr�caires plus tous ceux dont le seul d�lit est d��tre un �tranger sans papier qui a fui la mis�re ou la guerre. J�ai rencontr� essentiellement deux types de personnes en prison. D�abord ceux qui sont les plus d�truits par leur situation, certains ont leur place en h�pital psychiatrique plut�t qu�en prison. Ils sont enferm�s souvent pour des petits d�lits et se retrouvent dans une mis�re psychologique et morale indescriptible, une souffrance insoutenable. Voyez la s�quence du mitard... Imaginez ce que ce gar�on fera � sa sortie. L�autre cat�gorie de personnes rencontr�es est celle d�hommes r�volt�s. Ils ont parfaitement compris le syst�me, analys� leur situation et en ont d�duit qu�il n�y avait pas de place pour eux: sans formation, avec un casier, parfois un nom �tranger, pas de r�seau autour d�eux... Il faut dire que dans la plupart des cas, les d�lits sont mineurs, ils n�ont tu� ni bless� personne. On peut �tre en prison pour des vols simples. Tous ceux que j�ai rencontr�s ont commis des d�lits qui d�coulent directement de leur situation sociale. Dans tous les cas, la prison va aggraver s�v�rement la situation. Savez-vous qu�� la prison de Lyon (une honte) on donne aux plus pauvres � leur sortie un sachet avec une carte de t�l�phone, dix tickets de bus et un ch�que repas! Et vous voudriez qu�ils ne r�cidivent pas? C�est une plaisanterie?


Comment s'est op�r� le choix des lieux? La r�partition France/Belgique?
P.J. : Je voulais travailler sur deux pays au moins car c�est un probl�me international. C�est la cons�quence d�une soci�t� de march� et non une situation particuli�re � un pays. J�ai tout de suite choisi ces deux pays. Ce sont ceux que je connais le mieux et ils ont des caract�ristiques int�ressantes: taux records de racisme, taux records de suicide, taux de ch�mage important. Leurs diff�rences sont int�ressantes : la France a eu des colonies en Afrique du Nord et a fait venir de la main d��uvre de ses colonies. C�est exactement le contraire en Belgique. D�autre part, il n�y a pas eu, en Belgique, de construction de grands ensembles de type banlieue h.l.m. comme en France. Ce sont donc des situations diff�rentes en apparence mais avec un �terreau� commun � toute l�Europe, ou presque. On m�a interdit de filmer dans les prisons fran�aises alors on l�a fait en Belgique. Pour le reste, les quartiers �taient tr�s difficiles d�acc�s. La t�l�vision y a fait tellement de d�g�ts qu�il est devenu presque impossible d�y filmer m�me avec une tr�s longue pr�paration, m�me avec les gens dont on est devenu proche. Pour le reste, et surtout en Belgique, il y a la honte. Tout vous dit que si vous ne poss�dez pas la voiture � la mode, le t�l�phone � la mode, les v�tements qu�il faut et une parcelle de pouvoir, vous n��tes rien et vous n�avez que le droit de vous taire. Rappelez-vous la publicit�: �il a l�argent, il a le pouvoir, il a la voiture, il aura la femme�. Il est donc impossible, pour un jeune, de prendre la parole pour d�noncer sa propre situation sociale. C�est la honte. On baisse la t�te et on continue. Bizarrement, j�ai trouv� le ph�nom�ne beaucoup plus marqu� en Belgique qu�en France. Toutes les s�quences que j�ai voulu tourner � Bruxelles se sont sold�es par un �chec (sauf deux qui ne sont pas dans le film car elles �taient plus faibles). Le couvercle sur la probl�matique sociale est donc mieux verrouill� en Belgique, il est int�rioris� par les populations concern�es. C�est grave.


Dans le contexte actuel de la mont�e de l'extr�me droite, de l'int�grisme, d'un racisme exacerb� vis-�-vis des musulmans, quel est l'impact escompt� du film?
P.J. : J�aimerais tellement faire douter. Briser quelques certitudes de la pens�e unique sur la d�linquance, les �sauvageons� et autre ins�curit�. Sur ce th�me, il y a deux discours qui s�affrontent: celui des politiques (et des hommes d�affaires qui vendent de la s�curit�), tr�s simple, facile � comprendre, r�pressif, moraliste et qui aggrave le sentiment d�ins�curit� et le malaise social et puis il y a le discours des scientifiques, des criminologues, des sociologues, compl�tement en opposition avec les politiques. Leurs travaux sont passionnants, brillants, souvent complexes mais totalement inconnus des politiques et des journalistes (voir la bibliographie). Un scientifique vous dit qu�il n�a pas les moyens de mesurer l��volution de la d�linquance � court terme, qu�il n�existe pas de m�thode scientifique pour ce faire et en m�me temps vous entendez les politiques parler de la d�linquance qui augmente ou recule de x% en un mois. C�est un mensonge complet. C�est de la manipulation mais personne, je dis bien absolument personne ne le dit dans les media.


Pourquoi ne peut-on se fier aux chiffres de la d�linquance?
P.J. : Parce les chiffres ne r�v�lent que la d�linquance qui a �t� r�pertori�e par les forces de police. L�immense majorit� des actes n�est jamais signal�e. Comment peut-on les compter? Les chiffres ne r�v�lent que la mani�re de travailler de la police. Par exemple, des policiers ont r�v�l� r�cemment en France qu�on leur demandait, dans certains commissariats d�enregistrer le moins de plaintes possibles et m�me d�en d�truire dans les ordinateurs pour faire baisser les chiffres sur tel secteur. La d�linquance a explos� d�un seul coup en France dans les zones �gendarmerie�. Comme si tous les d�linquants de Lille � Marseille s��taient dit �� partir de telle date, on met le paquet�. Cela n�a aucun sens. M�me chose d�s la mise en place d�un nouveau gouvernement, le taux de d�linquance diminue illico. Ou c�est de la magie, ou c�est de la manipulation. D�autre part, la plupart des d�lits sont invisibles: savez-vous qu�� Paris, une main-courante (pas repris dans les chiffres �videmment) sur deux enregistr�e dans les commissariats est le fait d�une violence commise contre une femme par son conjoint ou son mari? Vous parlez d�une violence! La femme ne se fait pas voler son sac ou son t�l�phone, elle ne se fait pas �car-jacker�. Non, elle s�enferme chez elle avec son agresseur habituel et souvent tr�s violent! Dix pour cent des femmes de France en sont l�objet ! Mais on entend peu parler car les lobbies de la s�curit� n�y peuvent rien. La s�curit� est essentiellement l�enjeu d�un business. En France, par exemple, l� �expert� en s�curit� qui est sur tous les plateaux est Alain Bauer qui est, par ailleurs, le patron de la plus grande soci�t� de s�curit� de France (AB Associated). Il a donc tout int�r�t � gonfler le probl�me et � crier au feu car c�est lui le pompier qui se fera payer tr�s cher pour �teindre l�incendie qui parfois n�existe que dans les t�tes. L� o� il a vendu un de ses premiers audits, c�est � Vitrolles sous la mairie socialiste. Quelques temps apr�s la ville passait au FN...


Et la d�linquance en �col blanc�...
P.J. : J�allais y venir. L�autre d�linquance invisible ou bien souvent l�objet de magnanimit�, c�est la d�linquance financi�re, le blanchiment, la corruption etc. Une poubelle qui br�le ou un sac arrach� sera toujours plus visible que de l�argent blanchi au Luxembourg. Il est quand m�me �tonnant de remarquer que deux pays comme la France et l�Italie ont � leur t�te un d�linquant notoire (sans parler des affaires de M. Bush). Cela ne semble g�ner personne. Il y a des d�linquances socialement mieux accept�es m�me si elles font plus de d�g�ts. Une soci�t�, Michelin par exemple, peut supprimer des milliers d�emplois pour faire grimper l�action en bourse. C�est moralement ind�fendable mais �a, ce n�est pas de la d�linquance. Et pourtant cela cr�e �norm�ment d�ins�curit�, non? Parlez-en aux lib�raux (socialistes compris) en Belgique et en France, vous verrez ce qu�ils vous r�pondront: le march�. Toujours le march�. Mais quand il s�agit de r�fl�chir � le remettre en question, vous ne trouvez plus grand monde.


Vos films sont ancr�s dans le social, pourquoi? Pour d�noncer, par militance?
P.J. : Je ne veux �videmment pas faire que cela. Mais il est vrai qu�il y a urgence. Je ne crois plus du tout qu�il soit possible de faire de la politique dans un parti. Pas � cause des hommes mais � cause d�un syst�me qui est compl�tement bloqu� et qui am�ne les partis de gauche et de droite � avoir des programmes tr�s semblables, c�est � dire un arrangement plus ou moins social avec la soci�t� de march� qu�on ne remet pas en question. Mais il y a d�autres mani�res plus efficaces de faire de la politique et de lutter pour la d�mocratie, (la d�mocratie participative, l��conomie sociale et solidaire, l�instruction gratuite et de haut niveau et la culture pour tous, des services publics de qualit�, etc) sans mandat, en faisant des films, en �crivant des livres, en participant � des forums sociaux, � des mouvements sociaux... C�est ce que je fais pour l�instant. Et l�avantage est que je ne brigue aucun mandat donc je n�ai pas besoin de plaire � un �lecteur donc je peux m�exprimer librement. Libert� que les politiques n�ont plus, puisqu�ils sont li�s malgr� eux � un marketing �lectoral.


Comment se fait le choix entre le documentaire ou la fiction? Continuerez-vous dans le documentaire ou passerez-vous � la fiction?
P.J. : Les deux m�int�ressent. Les deux genres ont leurs avantages et leurs limites. Impossible de montrer en documentaire ce que les fr�res Dardenne parviennent � faire ressentir en fiction. Mon id�al serait entre les deux genres, une sorte de m�lange. Mais je n�y suis pas encore, j�ai encore beaucoup de travail. Je veux travailler beaucoup sur la forme, je voudrais vraiment avancer sur ce terrain. Travailler le style. Mais c�est difficile en documentaire car vous �tes coinc� entre la volont� d�en dire plus et celle de le dire mieux. Il y avait par exemple une s�quence de �La Raison...� avec un homme qui se promenait dans un quartier h.l.m. et parlait de la d�linquance en col blanc. Un sociologue a vu le montage et trouvait qu�il fallait en dire plus en ce sens. Mais quand Thierry Garrel (ARTE) a vu le montage, il a trouv� que la forme de cette s�quence ne correspondait pas au reste du film. La texture n��tait pas la m�me. Il avait parfaitement raison et on a enlev� la s�quence mais en regrettant de ne plus dire certaines choses. Ce sont toujours des choix difficiles pour lesquels on fantasme sur le degr� d�information du spectateur: est-ce qu�il va comprendre �a? est-ce qu�il sait d�j� �a? Un vrai casse-t�te! Mais passionnant. Pour r�pondre � votre question, je travaille � un sc�nario de fiction et je r�fl�chis � un projet documentaire.


La prison occupe une place importante dans le film...
P.J. : C�est le c�ur du syst�me! J�ai compris en faisant ce film, que le principe de la prison n�est pas la privation de libert�. Celle-ci n�est qu�un moyen. Le principe de la prison est l�humiliation. Il faut faire plier (ou casser) ceux qui r�sistent au syst�me, qui refusent de s�y soumettre parce qu�ils n�ont rien � perdre, qui n�acceptent pas de rester des hommes de deuxi�me classe parce qu�ils sont mal n�s. Un des directeurs de la Direction des Services P�nitentiaires de Paris ne dit d�ailleurs rien d�autre quand il �crit: �Les d�linquants sont des inadapt�s sociaux et la finalit� carc�rale est de les remodeler pour les rendre aptes au fonctionnement de la soci�t�.� Et pour ce faire on n�a rien trouv� de mieux que l�humiliation, violence invisible id�ale pour faire plier les esprits. Cela fonctionne bien. Tout, dans une prison, est fait pour humilier les d�tenus. Et comme par hasard, cette humiliation est appliqu�e par des hommes (les surveillants) de la m�me classe sociale qu�eux. Certains directeurs de prison ont le courage de le dire clairement et de le d�noncer. Un fait est tr�s peu connu et pourtant, il explique tout notre syst�me de soci�t�: il n�y a pas de corr�lation entre taux de d�linquance et taux d�enfermement en prison. Parfois, la d�linquance stagne et on enferme beaucoup plus (comme aux USA o� la population carc�rale a �t� multipli�e par 4 en 20 ans sans augmentation du nombre de crimes et d�lits). Par contre, il y a une corr�lation importante entre la d�r�gulation du march� du travail (le ch�mage) et le taux d�enfermement dans les prisons. Plus il y a de ch�meurs et plus on enferme, c�est une r�gle de notre soci�t�. Les prisons am�ricaines ont pu faire baisser ainsi de deux points le taux de ch�mage du pays! C�est donc une fa�on de r�gler le probl�me. Ce n�est pas un complot de magistrats �videmment mais il y a des m�canismes qui l�expliquent. Des tas d��tudes empiriques ont �t� publi�es sur le sujet. Qui les lit?


Vous plaidez donc pour une r�forme du syst�me carc�ral ?
P.J. : Pas du tout. Je plaide pour sa suppression. Pour paraphraser Pierre Reynaert, intellectuel et ancien directeur de prison: une prison qui permet au d�tenu de se r�ins�rer � la sortie est plus utopique qu�une soci�t� sans prison. Ce qui veut dire qu�il ne faut pas r�former le syst�me carc�ral mais notre syst�me de soci�t�. Faire ce que Jean-Fran�ois Khan appelle �la r�volution des mod�r�s�.


Comment avez-vous �t� re�u dans les quartiers, en prison...
P.J. : Au d�but, toujours avec m�fiance, les media ont fait beaucoup de mal. Puis, petit � petit, quand les gens comprenaient que je ne venais pas pour les juger ni les filmer � la va-vite, que je passais du temps avec eux, ils m�ont souvent tr�s bien accueilli. En prison particuli�rement. Je n�ai pas peur de dire que j�y ai rencontr� des gens formidables, qui avaient fait des b�tises soit, mais je ne suis pas l� pour les juger. Je ne sais pas ce que j�aurais fait si j�avais eu la vie de certains d�entre eux. Dans les quartiers, apr�s un certain temps, j�ai eu un accueil formidable. J�y ai encore des contacts. Je me suis retrouv� la nuit, dans des caves avec des jeunes qu�on nous pr�sente comme des �sauvageons� sans que rien ne me soit jamais arriv�. Je n�ai jamais eu peur. On ne m�a jamais agress�, ni insult�, ni rien vol� m�me quand nous �tions l� avec du mat�riel de tournage. Tous ces jeunes ont seulement envie qu�on les �coute avec un minimum de respect. Ces quartiers ne sont pas les coupe-gorge que l�on nous dit. Ce qui ne veut pas dire qu�il ne s�y passe rien.


Quel tort ont les medias dont vous parlez?
P.J. : Ils ont souvent le tort de parler de ce qu�ils ne connaissent pas. Les journaux t�l�vis�s en particulier. Quand quelque chose se passe dans un quartier, on vient vite avec une cam�ra, accompagn� de policiers, on tourne trois images et on s�en va. (voyez la s�quence des images d��meutes � Amiens, comme les journalistes partent en courant avec la police). Et puis on dit des �neries et on passe � autre chose. De ce fait, ces quartiers sont frapp�s d�ostracisme, les gens ont peur des jeunes, des arabes, etc. Je ne vous parle pas des �missions de type �le droit de savoir� qui sont souvent film�es directement par la police et dont le but est clairement d�effrayer le spectateur. Dans ce cas, c�est clairement de la propagande. Ce n�est pas toujours la faute des journalistes � qui l�on demande une rentabilit� et rien d�autre, qui n�ont pas le temps de faire leur travail et qui sont press�s par l�audimat pour cause de march� (encore). Savez-vous que Bouygues qui g�re TF1, cha�ne sp�cialiste de ces programmes de �marchand de peur�, a aussi des int�r�ts �conomiques dans des soci�t�s de conseil en s�curit�, vid�osurveillance, etc. Et il y en a beaucoup d�autres. Il ne faut pas oublier que la s�curit� et l�ins�curit� sont avant tout des business.


Vous �tes tr�s critique vis-�-vis de la police.
P.J. : Je pense qu�une police est absolument n�cessaire dans une d�mocratie et je sais qu�un certain nombre de policiers ont une haute id�e de leur mission. Mais je suis convaincu que la police ne peut remplir son r�le que si elle travaille avec une parfaite d�ontologie. Dans le cas contraire, elle est au service d�une partie seulement de la population, aux d�pends d�une autre. C�est ce qu�on appelle un �couvercle�. Pensez que des sondages r�v�lent que 6 Fran�ais sur 10 se d�crivent personnellement comme �au moins un peu racistes�, (en Belgique 22% des gens se disent �tr�s racistes�) Imaginez que la police soit dans la moyenne... Vous voyez le r�sultat? Pendant les rep�rages, j�ai tra�n� dans beaucoup d�endroits, j�ai beaucoup �cout� et je peux vous dire que j�ai entendu des choses affreuses. J�ai entendu � plusieurs endroits des policiers et m�me un surveillant-chef d�une prison (o� je n�ai pas tourn�) parler d�extermination des d�linquants, de chambres � gaz qui devraient rouvrir, de 9 mm dans la t�te que m�ritaient tous les d�tenus, etc. Imaginez l�attitude de ces gens-l� quand ils sont face � un jeune maghr�bin ou un sdf ou une prostitu�e, les mains attach�es. On sait pertinemment qu�il y a de nombreux endroits o� la police passe � tabac certains jeunes. J�ai �t� �tonn�, au tribunal de Lyon, de voir combien de policiers portaient plainte contre des pr�venus pour blessure au doigt! On souffre beaucoup des mains dans la police. Un jour un policier a m�me accus� un pr�venu de lui avoir donn� un �coup de boule � la main�... Beaucoup de professionnels, des travailleurs sociaux, des �ducateurs, certains magistrats vous le diront sous couvert de l�anonymat mais personne ne bouge. J�ai moi-m�me vu des provocations polici�res incroyables, une amie en a encore film� r�cemment � Lyon, je poss�de des photos d�une personne au sortir de sa garde-�-vue avec des traces de matraques sur tout le corps. Ca fait deux lignes dans un journal, un quart de page dans Le Monde ou dans Le Soir une fois par an et puis...


La s�quence au tribunal est tr�s violente �galement. C�est une critique des magistrats?
P.J. : Non, c�est une critique de certains magistrats. J�ai vu des juges faire leur m�tier... je ne trouve pas le mot... comme des h�ros. En essayant de prendre une d�cision qui est parfois seulement la moins mauvaise. En prenant leur m�tier plus qu�� c�ur face � des drames humains parfois terribles. Mais � c�t�, j�ai vu d�autres magistrats que je ne veux m�me pas qualifier ici. Des gens qui s�amusent de la mis�re des autres, dont le grand sport est de faire pleurer les gens � la barre avant de les envoyer au trou ou bien de les insulter comme je l�ai entendu (�esp�ce d�imb�cile�). J�ai vu un gar�on de 19 ans se faire juger en comparution imm�diate pour s��tre battu avec un copain qui a port� plainte. Le pr�venu dit qu�il est l�agress� et non l�agresseur. Le soir, au tribunal, le copain-victime vient t�moigner et avoue �tre bien l�agresseur, ajoutant que l�autre n�a rien fait de mal et qu�il faut le rel�cher. Le procureur se l�ve alors et demande de la prison ferme parce que se battre c�est toujours se battre. Quatre mois fermes pour le gar�on. L�autre petit monsieur qu�on voit dans le film avec son avocat et qui avait vol� un cadeau d�anniversaire et des tranches de dinde: le procureur a demand� un an ferme et il a obtenu quatre mois! Pour un type qui cr�ve de mis�re. Est-ce la justice? Mais �a, on ne le voit pas � la t�l�vision tout simplement parce que c�est moins spectaculaire. Pas parce qu�il y a une censure. J�ai vu � ce propos un reportage sur un comit� de r�daction de France 2: le r�dacteur en chef d�fend des sujets sur les livreurs de pizza et sur les lunettes de soleil. Comme le pr�sentateur du journal semble ne pas aimer, le r�dac-chef lui dit que s�il veut perdre la moiti� des t�l�spectateurs, il n�a �qu�� faire un sujet sur la s�gr�gation � l�emploi�. Tout est dit.


Pensez-vous que la situation sociale puisse pousser des jeunes vers un Islam radical?
P.J. : On peut dire deux choses � ce sujet. Premi�rement, les gens dans une situation de d�sespoir sont toujours susceptibles de se faire manipuler. Que ce soit par des int�gristes religieux de n�importe quelle religion (il y en a partout), par des sectes, des extr�mistes politiques... Ensuite, un autre probl�me plus grave se pose: les autorit�s attendent de l�Islam dit mod�r� qu�il prenne en charge les jeunes des quartiers pauvres en leur imposant une morale qui n�est rien d�autre qu�un couvercle sur le probl�me social. Quand vous n�avez rien � perdre (pas de travail, pas d�espoir d�en trouver un, plus vraiment de dignit�) seule la peur de la prison ou la morale peuvent vous emp�cher de passer � l�acte car tout vous y invite. Le banquet de la consommation est devant vous et vous n�y avez pas droit. Il faut donc vous faire peur avec la prison ou vous calmer avec la morale. Lors d�une interview � la t�l�vision fran�aise, Sarkozy a r�cemment annonc� qu�� ses yeux �l�Islam peut �tre utile, la religion peut �tre un soutien � des jeunes qui n�ont rien dans la t�te�. La religion comme une police dans la t�te...
Chronique Congolaise no 2

Cela fait 3 semaines maintenant que nous habitons le continent africain, et nous travaillons activement � notre int�gration. J�ai pris sur moi le c�t� culinaire, laissant � Sille le c�t� esth�tique � le c�t� culinaire de la question sera abord� dans une de nos �Chroniques � ult�rieures, aujourd�hui, j�aborderai le c�t� esth�tique � avec accent chevelu puisqu�il s�agit des nattes de Sille !
10 heures, voil� le temps n�cessaire au chef d��uvre � Inutile de pr�ciser que ce genre d�exercice de patience n'est pas fait pour moi � Enfin, le r�sultat en vaut la chandelle. Chacun se fera sa propre id�e (voir les photos ci-jointes), mais moi , je suis ravi � si ce n�est l�encombrement spatial dans le lit conjugal ! Ces cheveux artificiels grattent terriblement, y compris pour celui qui dort � c�t�. A classer donc dans la cat�gorie des � A s�habituer � � cot� de la forte chaleur et de la grande consommation de bi�re �
Etudions d�un peu plus pr�s ces m�ches de cheveux artificielles, dont la toute grande majorit� des kinoises se parent.
Cette semaine, nous interviewons Jacques parce qu�il travaille chez Afromode, une usine o� l�on confectionne justement ce genre de � m�ches �. Jacques se trouve � gauche sur la photo. Il s�agit d�une usine sud-cor�enne qui travaille avec des contrats mensuels. On y travaille 30 jours d�affil�es, suivie de quelques journ�es de cong�s. Apr�s ce �cycle �, la c�r�monie de r�embauche recommence : 30 � 50 congolais attendent � la porte pour �tre repris � Au d�but, Jacques a attendu un mois � la porte de son usine avant d��tre embauch�. Cette histoire nous fait penser au film � Daens � dans lequel on montre comment les travailleurs au d�but du si�cle chez nous devait aussi mendier un travail chaque jour. Sur cet aspect d�ailleurs, la situation n�est pas tr�s diff�rente de �nos � int�rimaires version 2003 en Belgique. Revenons � Jacques : quand il y a peu de travail, il arrive que l�on ne prenne que 5 travailleurs � nombre qui peut monter � 40 en cas de forte production. Jacques a re�u un poste � la �section grattoire � parce qu�il est plut�t bien b�ti (je pr�f�re �viter d�enlever mon T shirt quand je suis � c�t� de lui, hm ! hm !). C�est la section la plus lourde parce qu�on y enroule les cheveux sur de grandes �pines que l�on doit porter. La t�che est tellement lourde que Jacques n�arrive pas toujours � finir sa �semaine des 6 jours �, le dimanche �tant f�ri�. Il nous confie d�ailleurs avoir perdu du poids depuis les 3 mois qu�il y travaille. Son salaire s��l�ve � 360 Francs congolais par jours, ce qui �quivaut � 1 euros. Le tout pour une semaine de 44 heures � semaine qui peut monter � 65 heures lorsqu�il y a beaucoup de travail. Les heures sup� �tant pay�es, il est vrai, 150 Francs congolais de l�heure (15 francs belges �). Si l�on veut gagner un peu plus, on participe � ce que le patron appelle �la course �. Le gagnant de cette �course � � la production gagne une prime de 150 Francs congolais. Pour obtenir le titre de vainqueur, il faut stocker 55 paquets de m�ches, ce qui semble �tre beaucoup � voir l�expression de notre ami. Seul 50 � 60 % des travailleurs atteignent ce quota. Si vous comptez que le transport co�te 100 Fc, vous comprendrez que l�on peut difficilement parler d�un v�ritable salaire. Jacques rajoute d�ailleurs : � le salaire est juste suffisant pour ne pas aller faire la manche dans les rues de Kinshasa. C�est comme si le patron avait calcul� notre salaire sur base d�un repas par jour �. Du c�t� du syndicat dans l�entreprise, c�est un �si cela ne te pla�t pas, tu peux partir, il y a assez de monde qui attend ta place � qui retentit. Peu de diff�rence avec le patron donc � Jacques rajoute que �de toute fa�on, seul les travailleurs permanents peuvent adresser la parole aux d�l�gu�s �. Mais Jacques s�estime quand m�me heureux, il a du travail � r�gulier �, contrairement � 90 % de la population de Kinshasa . Peut-�tre la fin de la guerre d�agression rwando-oudandaise � l�Est du pays permettra-t-elle de relancer le tissu �conomique .. mais �a, c�est pour une autre Chronique Congolaise.
Un enseignant allemand poursuivi pour le vol de 7.000 oeufs
2003-03-13 -�20:42:12

BERLIN, Allemagne - Un professeur de g�ographie allemand doit r�pondre devant la justice du vol de quelque 7.000 oeufs d'oiseaux rares, glan�s au fil de 131 larcins depuis 1991, selon le porte-parole d'un tribunal de Potsdam, pr�s de Berlin. Certains de ces oeufs sont si rares que leur vol pourrait valoir � l'int�ress� une peine de cinq ans de prison. Selon l'hebdomadaire Bild, l'enseignant, �g� de 62 ans, a tent� d'expliquer au tribunal les raisons de son comportement. "Chaque oeuf est unique (...) Je savais que je portais atteinte � l'environnement, mais je ne pouvais pas m'en emp�cher." Avant la r�v�lation de l'affaire, qui a entra�n� son renvoi de l'�tablissement o� il exer�ait, le professeur avait expos� des oeufs � l'intention de ses �l�ves en les accompagnant d'un texte qui soulignait que leur ramassage �tait ill�gal. "Je savais que j'�tais hypocrite, mais j'ai pass� outre", a-t-il reconnu.


samedi, mars 15, 2003

Berlin �rige de nouveaux murs... pour grenouilles
2003-03-07 -�19:03

BERLIN, Allemagne - Malgr� un endettement record, la municipalit� de Berlin a d�cid� d'investir 430.000 euros dans la construction d'un r�seau de murets et de tunnels destin� � �pargner aux batraciens de la capitale le triste sort que leur r�serve le trafic automobile. La capitale allemande, endett�e fin 2002 � hauteur de 46 milliards d'euro, a ainsi entrepris le creusement de 15 tunnels permettant aux grenouilles de franchir en s�curit� les routes qui s�parent les nombreux plans d'eau de la ville, a fait savoir vendredi un organisme de protection de la faune sauvage. Dans le quartier est de Pankow, les travaux qui visent � �riger un mur de 650 m�tres de long de chaque c�t� de la route pour diriger les batraciens vers un tunnel, ont d'ores et d�j� commenc�, malgr� la grogne des contribuables qui d�plorent par ailleurs la fermeture de cr�ches et de piscines d�cid�e dans le cadre de restrictions budg�taires. "Je suis tout � fait pour la protection des animaux, mais c'est vraiment un projet utopique", a d�plor� Guenther Brinker, repr�sentant de l'association des contribuables berlinois. "Il s'agit d'un g�chis financier colossal". Les associations �cologistes soulignent pour leur part que, outre les grenouilles, serpents et autres rongeurs pourront �galement b�n�ficier de ces installations.